Francis Chouquet Logo Design + Illustrations Lettering

Le web designer doit-il savoir coder ?

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J’avais prévu un long et bel article sur l’avancée de CSS3 et des incidences que ça risque d’avoir sur le métier de web designer, mais hier, une petite polémique est née sur Twitter dans la communauté anglo-saxonne suite à ce tweet d’Elliot Jay Stocks:

Elliot_tweet_webdesigner

Ca fait un petit moment que je me pose la question moi-même ? Un web designer doit-il savoir obligatoirement savoir faire du HTML et CSS ? En allant au Paris Web en octobre dernier, j’étais assez abasourdi d’entendre tous ces intégrateurs et développeurs dire qu’ils ne bossaient qu’avec des « graphistes web » qui ne connaissaient pas du tout le web et comment ça fonctionne, qu’ils devaient constamment reprendre leur travail qui n’était que rarement intégrable en l’état… J’étais étonné parce que pour moi ça tombe sous le sens. Comment faire un site web digne de ce nom si tu ne connais pas les tenants et les aboutissants de la mise en place de ce site web.

Et hier, sur Twitter, c’est un peu la discussion que l’on a vu fleurir en provenance d’outre manche et pour laquelle les réponses étaient plutôt différentes, entre les pour et les contre… Cela dit, la plupart des arguments se tiennent. En fin de journée, par exemple, Mike Kus a écrit « sa version des faits » sur Think Vitamin, le blog de Carsonified. Et il offre un très bon exemple puisque c’est un web designer qui vient du print. Il affirme dans son article que c’est important voire primordial de connaître le HTML et les CSS quand on est web designer. Il donne 5 raisons à cela parmi lesquelles il y a la meilleure compréhension du média, forcément, aussi parce que CSS3 par exemple, offre de nouvelles possibilités visuelles, d’autres perspectives, et le HTML et les CSS en général, permettent d’avoir une vision supplémentaire du site web que l’on veut ou que l’on est en train de créer. Enfin, il ajoute également qu’apprendre HTML et CSS n’est pas très compliqué…

Ensuite, ça a été au tour de Mark Boulton de faire part de son opinion. Là, l’avis est légèrement différent. Si MB est d’accord que connaître HTML et CSS est important, ce n’est pas, pour lui, primordial. On peut être un excellent graphiste, faire un boulot formidable et pour autant ne pas connaître HTML ou CSS. Il faut dire qu’il a une expérience de web designer dans une grande structure comme la BBC et là, ce sont des équipes importantes où chacun à un rôle et où le graphiste reste graphiste. On ne lui demande rien d’autre.

Il est vrai que bien souvent il faut prendre dans quelles conditions travaille le web designer. S’il est indépendant, il va probablement être amené à intégrer lui-même ses designs, alors que dans des agences ou autres grosses structures, il sera uniquement cantonné à son travail graphique. Cela dit, ça n’empêche pas de connaître ces techniques. Personnellement, je ne comprends même pas comment on peut aimer le web design sans avoir envie de mettre le nez dans des CSS par exemple. Pour moi, c’est tellement un plus et un véritable plaisir de créer une maquette dynamique dans le navigateur, que j’ai du mal à envisager que certaines personnes puissent faire ce métier sans s’intéresser de près à ces aspects.

Je viens d’ailleurs de parler de « maquette dynamique« . Je ne sais pas si c’est le terme le plus adéquat pour parler d’une maquette réalisée dans le navigateur, mais si ces pratiques, qui arrivent avec CSS3, se développent, le métier même de web designer risque d’évoluer. Et la frontière entre web designer et intégrateur risque de se déplacer un tout petit peu ! 😉 D’ailleurs, pour moi, c’est la définition même de web designer qui est ambigu…

Enfin bref, j’aurai l’occasion de vous préparer un nouvel article sur les CSS3 et Photoshop dans les prochains jours si tout va bien. Restons ici concentrés sur le sujet qui nous intéresse !! 😉 Qu’en pensez-vous ? Est-il important pour un web designer de connaître HTML et CSS, voire même Javascript ? Ou au contraire, pensez-vous que le web designer n’est qu’un « simple » graphiste mais pour le web, et qu’il est « préférable pour tout le monde qu’il reste dans son domaine » (entendu au Paris Web… ^^ ) ?

PS: Elliot Jay Stocks vient de publier une version plus longue de son tweet !! 😛

PS2: J’ai déposé une demande de sujet pour le prochain Paris Web sur le sujet… enfin, en partie. J’aimerais beaucoup faire une présentation sur le sujet, et notamment sur l’évolution du métier de web designer au fur et à mesure que la technologie web évolue…

98 Commentaires

  • @Francis : à l’évidence, je schématise beaucoup trop, et les choses ne sont pas aussi simples, j’en suis bien conscient.

    Comme me l’ont fait remarquer certains camarades de jeu sur twitter, le contexte a beaucoup d’importance, et comme vous le dites, les standards vont jouer aussi.

    Je me dis que sur la couche XHTML/CSS, on peut encore se permettre d’avoir des profils mixtes, mais avec l’arrivée de JS, d’AJAX qui manipule le XHTML, CSS, et même qui impacte toute la couche d’interactions, tout en maintenant un bon niveau d’accessibilité, je ne vois sincèrement pas d’autre solution qu’une grosse spécialisation comme celle que je décris.

    Maintenant, je ne dis pas que c’est bien, je pense simplement que c’est inéluctable. ET ce mouvement de fond n’aura pas que des avantages : nous allons perdre du fun, du plaisir de coder, de la compétence sur certains aspects. Nous allons surspécialiser et devoir inventer des modes de travail en parallèle et de communication entre les métiers, ce qui ne se fera pas sans mal, et il y aura sans doute pas mal d’autres conséquences, pas forcément faciles à gérer.

    Le webdesigner du futur (si on est d’accord sur le vocabulaire, et c’est pas gagné non plus) sera un designer print qui sait gérer la dégradation élégante de ses contenus sur mobiles et pour des contextes de consultation très variables. Il saura dessiner des interactions ergonomiques, il connaîtra l’architecture de l’information, il saura travailler avec des personas, il saura écouter les besoins du client et faire des prototypes. Il saura également choisir des technos comme flash lorsqu’elles apporteront de la valeur ajoutée aux contenus.

    L’intégrateur du futur saura manipuler tous les langages informatiques du front et saura les déployer de manière accessible à tous les contextes de navigation. Il saura implémenter ces éléments dans des CMS et fera le lien entre le design et les développeurs back. Il saura choisir des standards et des technologies pertinentes à la fois avec le design, les interactions, et les développements.

    Présentez-moi le mec qui sait traiter correctement les compétences des deux profils ci-dessus, et je lui fais passer un contrôle antidopage 😉

  • Je n’ai pas tout lu en détail mais aujourd’hui dans les faits, un graphiste web peut très bien ne pas savoir coder : c’est le cas de la plupart des profils en grosse agence et ça marche tant bien que mal. J’ai dit graphiste et pas « web designer », parce que pour moi ce terme flou renferme une foule de profils qui sont très compartimentés dès qu’on commence à parler d’une grosse structure : il y a des ergonomes, des directeurs artistiques, des graphistes, des intégrateurs, ils ne font jamais deux choses à la fois si bien que nombre de graphistes se retrouvent frustrés à devoir se contenter de « colorier » l’IA qui a été pondue par d’autres en amont sans consultation.

    Avec l’arrivée de CSS3, le design et le code vont être plus proches que jamais : j’aime beaucoup l’approche de Meagan Fisher sur 24ways qui m’avait pas mal excitée alors : http://24ways.org/2009/make-your-mockup-in-markup

    Mais je me dis que ce genre de conception « de front » à la fois graphique, ergonomique et technique ne pourra jamais voir le jour en grosse agence où les métiers sont strictement compartimentés (c’est peut-être différent à l’étranger ?).

    Sujet passionnant en tout cas !

    @anna > Intéressante remarque sur les web designers mauvais graphistes, moi ça m’intéresserait de lire un article sur le sujet !

    @Olivier > Pixenjoy c’était à Paris Web 09, pas à Le Web 09 (ça fait une sacrée nuance crois-moi !)…

  • @ Julien Sévère
    > Un graphiste va produire le fichier d’exécution finale pour l’impression tout comme le web-designer doit produire la CSS.
    Je n’ai pas le même point de vue. Demande t-on au graphiste print d’imprimer lui-même son travail et savoir faire tourner une 4 couleurs ? A mon sens il en va de même pour le web-designer. L’un comme l’autre doivent néanmoins connaitre les contraintes de la chaine de production, en aval et en amont de leur coeur de métier.

  • Sujet étonnamment d’actualité, je pensais que ce dossier étais clos depuis un moment !

    Le graphiste web se doit d’évoluer et maitriser les contraintes de développement front. Ne serait-ce que pour mieux saisir toutes les interactions possibles sur l’interface qu’il conçoit et par souci de cohérence au projet sur lequel il travaille. Apres, s’il sait coder, tant mieux pour lui, mais n’en faisons pas un requis.

  • J’avais déjà remis en question l’appellation « webdesigner » trop différemment comprise : http://romy.tetue.net/mefiez-vous-des-webdesigners

    On ne saurait imaginer graphiste print qui ne sache pas utiliser les crayons et le papier, ni un architecte qui ne bricole pas et ignore tout de la résistance des matériaux. De même, un webdesigner doit savoir bricoler une page web et, pour l’instant, cela nécessite de savoir coder. Bin oui. Sinon, ce n’est vraiment pas sérieux.

    Faut arrêter de conférer aux créas cette tacite aura magique qui les dispenserait d’avoir maille à partir avec le réel. Car au contraire, on ne crée bien qu’à force de tripatouiller le matériau, ce qui passe ici par du code.

  • Effectivement apres avoir survoler ce grand nombre de commentaires, il est vrai que le post même de webdesigner peut être interpreter diférament par n’importe qui.
    Il m’est arrivé de postuler pour un poste de webdesigner dans lequel je devais faire plus d’inteération que de design, ou encore simplement faire le découpage de la créa faite par un DA…
    D’un autre coté, trop de « graphistes » se disent que comme il arrivent a mettre en page un flyer, il pourrait très bien réaliser le design d’un site web… grosse erreur car comme dit dans les posts précédents, la connaissance des contraintes de web est nécéssaire pour réaliser un design efficace sur la toile…
    J’en fais d’ailleurs l’experience en ce moment même ou le  » Créa » qui réalise le design d’un site que je dois dévélopper, n’y connait rien et fait donc n’importe quoi… (vraiment insupportable quand on fait le boulot de développeur…)

    Ayant moi même de bonnes connaissance en ActionScript et quelques conaissances en HTML/CSS il m’est impensable de faire ce metier, sans avoir une vision globale d’un site internet…

  • Bonjour,
    Je ne vois trop de quoi on parle en utilisant le terme de web designer …
    L’administrateur d’un site web ou d’un blog doit clairement avoir de bonnes notions sur les langages du web pour une bonne intégration. Je pense plus au XHTML qu’au langage HTML lui-même, à moins de parler d’HTML 5 … que je ne connais pas.
    Je recommande de valider le code vis à vis d’une norme du W3C, sans compter les recommandations que l’on peut obtenir avec des outils classiques utilisés pour le développement web.
    Que c’est dommage de voir le nombre de blogs wordpress non valides !
    A+

  • « Je pense plus au XHTML qu’au langage HTML lui-même » Pardon ?

  • Bonjour à tous ,
    djosfr introduit une autre compétence il me semble : l’administrateur de sites.
    C’est à mon avis le métier que évolue le plus coté compétences. « aurtrefois » , il fallait un informaticien de formation pour faire court. A présent, il n’est pas rare d’avoir des clients dont les administrateurs n’ont pratiquement aucune compétence particulière si ce n’est savoir écrire.
    Les CMS ayant fait d’énormes progrès, ce sont les gestionnaires rédacteurs qui sont en frontal, quitte à se garder sous le coude un prestataire en cas de problèmes, d’évolutions ou de développements supplémentaires. Pour moi, l’avenir du métier se situe là, de « grosses pointures » pour développer les site, que ce soit d’un point de vue technique, commercial, ergonomie, marketing, rédaction …, un outils de gestion de contenus souple et facile à appréhender par des non informaticiens (WordPress tient par exemple), et des agences web ou des indépendants qui sont là pour lancer le bébé et faire de l’évolution ou de la maintenance.
    Et pendant qu’on y est, des réseaux de compétences, ce serait pas mal non plus coté visibilité !
    bonne semaine !

  • Cédric

    Bonjour,
    pour ma part, je suis à la fois d’accord avec Eliot et Elie.

    Je m’explique.

    Je viens du monde de l’industrie lourde dans lequel on conçoit et fabrique des produits à fort contenu technologique (disons au hasard des voitures).
    Dans ce monde là, la conception (j’y intègre le design) et la production sont maintenant des métiers très différents. Mais le parallèle fonctionne très bien :
    Si l’on remonte aux temps héroïque de cette industrie alors naissante, on y trouvait des « carrossiers » (souvent italiens) qui « designaient » des automobiles et les fabriquaient de leur main, à l’unité. Et des concepteurs touche-à-tout.

    Puis la technicité a augmenté et au fur et à mesure les métiers se sont spécialisés, les rôles précisés et chaque métier est en soi suffisamment complexe pour qu’une vie professionnelle passée à le pratiquer ne suffise pas forcément à en maîtriser toutes les subtilités et connaissances associées. Ne serait-ce parce que l’évolution des techniques et technologies modifient en permanence les savoirs associés.

    Je pense que le web suit la même tendance, et en cela je suis tout a fait d’accord avec Elie.
    Après l’époque héroïque des artisans touche-à-tout, on commence à distinguer les rôles, à penser « conception » et « production », et spécialiser les compétences etc…

    Cette évolution est inéluctable. Les profils capables de maîtriser (oui je parle de maîtriser, pas de pratiquer laborieusement) plusieurs métiers à la fois seront de plus en plus rare, des profils atypiques, des moutons à 5 pattes. Des profils toujours précieux, mais qui représentent une fraction négligeable de la population professionnelle dont on parle ici.

    Malgré tout, je pense qu’Eliot a tout de même (un peu) raison. Pour en revenir à mon parallèle : aujourd’hui, dans l’automobile, lorsqu’un ingénieur débutant est embauché sur un poste de conception, il commence par aller travailler 2 mois sur une chaîne de fabrication.

    Parce que concevoir sans connaître un minimum les contraintes de fabrication, la réalité du terrain, amène à de bien piètres résultats qui coutent cher à tout le monde et/ou sont voués à l’echec.

    Et dans notre métier, la réalité du terrain, ce n’est pas juste savoir que le HTML est composé de balises et le CSS est un truc super puissant. La réalité du terrain, c’est avoir passé 3 jours sur un $*%£ de menu déroulant qui passe au dessus d’un select et d’un flash pour le faire marcher dans tous les navigateurs. Parce que le concepteur qui aura fait cette expérience réfléchira ensuite à deux fois avant d’infliger ça à son collègue de bureau d’à côté.

    Cela dit, l’avoir fait une fois n’a rien de comparable avec le pratiquer au quotidien avec efficacité. Il faut donc bien distinguer de quoi on parle :
    – Oui au designer qui devrait être capable d’intégrer plus ou moins sa maquette (sans contrainte de temps et de productivité) car il a déjà pratiqué un peu
    – Non au designer-intégrateur(-webmaster a tout faire ?) qui prétend être capable de faire les deux avec un niveau de maitrise comparable à ceux qui pratiquent chaque métier à plein temps.

    Un dernier argument pour la route : si connaitre les contraintes de fabrication est utile au concepteur, en être imprégné par une pratique quotidienne peut au contraire être un frein à sa capacité d’innovation, l’incitant à rester dans le cadre du connu (de « son » connu en l’occurrence), dans la zone de confort qui lui permettra d’intégrer sans risque.

    Un bon travail de conception est souvent un équilibre subtil entre la connaissance des contraintes de fabrication, et la capacité à transgresser volontairement certaines de ces contraintes. Juste ce qu’il faut pour démarquer le produit sans rendre sa production impossible. Cela nécessite un recul suffisant qui n’est possible qu’en séparant les rôles.

  • le bon Web designer doit préparer un bon PSD et concevoir les maquettes qui serviront de base au site et à la découpe avec les nommages des calques, penser a la structure du texte, aux arrondis, aux ombrés, textes transformés en images, choix des typo, donc avoir des notions de CSS est évident mêmé si une bataille rangée existe bien entre intégrateur et designer; ..certains graphistes partent dans des « délires » qui ne servent ni l’intégrateur ni le client final. C’est tout de meme difficile d’etre bon dans les 2 parties a mon avis surtout que chacun a sa propre vision des CSS malgré des frameworks qui aident …alors a chacun sa profession et tout ira bien. un webdesigner qui ne connait rien à l’html n’a qu’a retourner au print :

    en tout cas les designerx ont besoins de bruits et les developpeurs intégrateur de silence ; cohabiter ensemble c’est pas toujours facile. et le directeur artistique alors ??? il connait quoi ?

  • Un bel exemple de l’inverse: les développeurs doivent-il savoir « designer » ?
    http://www.css3.info/welcome-t.....-css3-info

    Franchement, je pensais que la nouvelle version était à gauche mais non :/
    Avant c’était un thème tout fait… Pas très pro mais au moins c’était « joli ».

    Si vous me dites que cet inverse est logique alors je me demande justement où est la logique dans tout ça 😉

  • Un designer doit savoir coder dans une petite équipe.
    Bcp de société scindent clairement les rôles et ce n’est pas une obligation.

  • François

    test, c’est tout

  • Tout à fait d’accord avec cet article. Intégrateur + graphiste = web designer ou graphiste web. En agence ou en indépendant je propose toujours le design + l’intégration. Les développeurs/intégrateurs qui travaillent avec moi sont toujours contents d’avoir juste à coder derrière sans avoir à toucher à photoshop.

  • Taki Magnoul

    Un graphiste web DOIT connaitre un minimum le fonctionnement HTML/CSS, pas forcément coder mais connaitre les possibilités/impossibilités de codage.. normal non ?!!
    Vous imaginez un graphiste que envoie un vieux fichier RVB 72dpi à l’impression ?!!

  • Pour ma part je pense qu’un graphiste peut faire des design pour des sites internet dès lors ou il est au courant des contraintes que lui impose le web ou des possibilités que lui donne aussi le web, après je pense que le mieux c’est que le graphiste soit en contacte avec la personne qui va intégrer sont travail au site.
    A mon avis pas besoin de notion de css ou de html, meme si peut être cela peut déjà lui donner quelques idée de ce qui peut être fait ou pas.

  • Darky

    Les graphistes qui bossent pour le print ont un minimum de connaissances pour que le rendu soit impec. Il y a des contraintes qu’ils savent repecter. Je ne vois pas pourquoi sur le web il ne faudrait pas avoir un également de background technique, même si c’est un poil plus complexe.

    Je trouve que le graphiste qui refuse de se pencher sur les contraintes techniques fait montre de mépris ou tout au moins d’incompétence.

  • Petit témoignage décalé dans cette conversation mais qui ne sera pas infructueux je pense.

    Le rédacteur web doit-il savoir coder ?

    Dans notre agence, nous nous battons pour défendre l’idée qu’un rédacteur web se doit de connaître les bases du HTML et le principe des css. C’est une condition sine qua non pour qu’il ait bien saisi les enjeux de l’hypertextualité et de la structure sémantique cohérente des contenus rédactionnels qu’il produit.

    Cette connaissance influence sa manière de rédiger et de penser du contenu pour le web (et je ne parle même pas des avantages en terme de SEO). Et au-delà, la logique architecturale et substantielle de son contenu facilite grandement l’intégration et la pérennité éditoriale de ce contenu dans les CMS.

    Donc, le rédacteur ne doit pas forcément savoir radicalement coder mais, dans un esprit collaboratif, servir les codeurs (et vice versa).

  • Un web-designer doit forcement connaître un minimum l’HTML et le CSS pour tout simplement connaître les limites du support WEB, Enfin, c’est pas pour rien que ce terme et métier existe, sinon, ce sont de simples graphistes/Infographistes et là, selon mon éxpérience, il y as trop d’aller-retour entre les dev et les graphistes …

  • Cela me fait aussi penser que dans une agence web où j’ai travaillé, les dev refusé catégoriquement de touché au markup, en gros, il fallait systématiquement monter le site en entier tout en statique pour qu’il n’est juste leur code à y intégrer, c’est inadmissible ! autant que les graphistes web qui ne veulent pas touché au code …

  • Jean Miezan

    Franchement je crois que la question du web designer sachant ou non coder n’est plus du tout d’actualités. en effet, un web designer digne de ce nom se doit de pouvoir intégrer son ouvrage dans un projet commun plus grand. Connaitre XHTML, CSS est plutot basique; Mais que fera t il devant FLASH…………………………………….
    Arrêtons de perdre du temps, soit on boss avec Internet, alors là on s’évertue à se mettre à niveau, soit on reste de la petite école………….

  • « Connaitre XHTML, CSS est plutot basique » Oui oui, bien sûr, c’est d’ailleurs pour ça que des clients confient généralement la conception de leur site à leur petit cousin !

    C’est un peu comme l’orthographe, après tout.

  • Pour être franc, je ne comprend pas non plus comment on peut faire du webdesign sans savoir comment il sera mis en place par la suite. Un webdesigner qui sait manier Photoshop, mais qui ne sait pas programmer les deux langages de bases… C’est pas top, il sera souvent amené à modifier son interface me semble. Il ne saura pas l’optimiser correctement aux web.
    Il faut au moins quelques notions je pense pour s’affirmer webdesigner.

  • Bonjour !
    j’apprécie vraiment la qualité de ton site et de tes articles !
    Je code mes designs… et il est vrai que ce n’est pas compliqué !

    passez me voir : http://riviere-web.fr/

    Zone 🙂

  • Hello 🙂

    Je pense comme beaucoup d’entre vous que le « graphiste web » doit s’y connaître un minimum en html /Css ne serait-ce que pour ne pas balancer des maquettes de pages irréalisables, inaccessibles, ou 10 fois trop lourdes.
    Mais j’ai souvent aussi remarqué que cette connaissance pouvait facilement brider la créativité du graphiste, qui se dit : « alors ca je peux, ca non, ca oui mais que sous firefox, ca oui mais c’est chiant je vais devoir faire un z-index, left -50px… ».
    Créativité souvent bridée à tort car Html Css permet quand même énormément de choses.

    D’autre part, j’ai souvent bossé avec des développeurs qui voulaient se charger eux-mêmes de l’integration des pages. Comme par peur que l’on salisse leur code ! Et qui te disent facilement « Ah non ca c’est pas possible ».

    Donc l’intégration, c’est pour qui !??

  • Particulièrement, moi je ressors du print, et maintenant je suis une formation dans le webdesign, et à l’allure où avance les choses, je crois que je devais à tout prix connaitre la base du HTML /CSS, c’est très important…
    Puisque dans le print, à la fin d’une conception, il y’a toujours une manière d’ajuster les marges et repères pour permettre aux imprimeurs de bien continuer le travail. Donc je crois que c’est pareil avec le webdesign.

  • wesh

    alert(« wesh »);

  • La polyvalence est importante même si ce qui est important est d’être bon dans un domaine.

  • romain

    Bonjour à tous,

    Je pense qu’il vaut mieux se spécialiser à fond dans un domaine plutôt que de vouloir être trop polyvalent au risque d’être débutant dans une multitude de domaines. Par contre, selon moi, un webdesigner est un graphiste du web. A ce titre, il se doit de connaitre HTML et CSS afin d’avoir une vision claire de la finalité de son design.Cela fait partie intégrante de son métier et l’apprentissage de ces technologies à un stade basique n’est vraiment pas compliqué..

  • Bonjour à tous.

    Je suis graphiste, je viens du print (çà c’est pour le profil).

    En ce qui me concerne, concevoir l’interface d’un site sans connaître le minimum (xhtml/css) et se définir comme webdesigner me paraît quelque peu usurper ce titre. Un webdesigner doit savoir au moins intégrer sa et/ou ses maquettes. Trop facile de dessiner une interface et de laisser les développeurs/intégrateurs se débrouiller avec les maquettes pour livrer au client ce que le graphiste lui a « vendu ».
    J’utilise pour ma part des CMS et j’en apprends les rudiments de base et d’avantage si c’est possible, et il est même parfois possible d’en reprogrammer le comportement du front-office si nécessaire (en ce qui me concerne, j’utilise principalement SPIP). Je ne fais en général appel au développeur que lorsque j’arrive au bout de mes possibilités et je me suis toujours très bien entendu avec eux, contrairement à la rumeur.

    J’ai suivi une formation pour cela, mais ce n’est pas parce pour cette raison que je le pense, cela me parait une évidence.

    Le parallèle peut être fait avec un graphiste orienté print qui ne connaitrait pas les règles de base sur les techniques d’impression. L’imprimeur/flasheur crise en recevant des images RVB à 72 dpi et des maquettes comportant des couleurs réglées avec des valeurs n’étant pas issues d’un nuancier quadri ou pantone si l’on est en teinte(s) directe(s).

    C’est assez curieux, je trouve que cette question devient de plus en plus d’actualité, probablement parce que de plus en plus de personnes sachant se servir de Photoshop (ou autre) s’improvisent graphiste/webmaster dans le secteur du web.
    Il y a eu le même phénomène dans les métiers du print, cela a fait beaucoup de dégâts dans ce secteur.

    Quand à savoir si le couple Html5/Css3 permettra d’assainir la situation, je ne vois pas en quoi cela changera véritablement le problème.

  • Ronah

    Il ne faut pas confondre un designer et un web designer. Le designer est celui qui est travail dans l’art (un artiste ) et le web designer, il y a le mot « web » , c’est creer un charte graphique pour un site web et l’integrer, donc besoin de savoir du html et du css… 🙂

  • Je suis tout à fait d’accord avec l’opinion qu’un webdesigner doit savoir coder, mais le problème reste toujours dans les grandes structures ou un webdesigner est obligé de ne faire q’une seul tache donc il n’a pas le droit de toucher du code parce-que c’est le travail d’un intégrateur.
    La problématique qu’il faudrait comprendre l’aspect du métier, parce-que le plupart des agences de com confondent entre webdesigner / infographiste , donc pour eux un webdesigner fait du print mais le vif du métier d’un webdesigner c’est créer une template et savoir la convertir en xhtml/css et parfois même convertir une template vers des cms genre wordpress et joomla, donc lors de la création de sa maquette il vas prendre en considération toutes les contraintes liés à l’intégration.

  • Je dirais qu’un webdesigner, sans nécessairement être développeur, doit avoir des bases solides et travailler en étroite collaboration avec le développeur qui prendra la rélève pour l’intégration du site.

  • Codeur et web-designer sont deux métiers bien différents. Connaître les deux métiers est bien sûr un plus pour la création d’un site web.

  • moi je voudrais savoir ce que vous pensez des sites qui propose de creer des site pour pas cher et rapidement est ce que ca tue le metier ou pas du tout????? gaelle actuellement en recherche de financement pour formation info multim.

  • ouais

  • la c mieux

  • Sophie

    Je ne suis pas d’accord pour dire que les web-designer doivent savoir coder parce que les intégrateurs sont les mieux placé pour coder, vu leurs expertises. Je ne suis pas certaine que ce soit pertinent de sur-spécialiser les travailleurs. Les web-designer ne peuvent pas comprendre autant l’ergonomie web vu leurs manque d’expérience et s’est tant mieux car ils sont plus fort dans le graphisme. En résumé, à chacun sont expertise et chacun se complètent dans le travail.

  • Sophie

    Toujours cette manie de vouloir sur-spécialiser les employés, parfois pour rien. Est-ce pertinent?

    C’est pour diminuer la collaboration et s’autosufire de plus en plus dans un monde pressé ou chaque spécialité est banalisé… Ça fait beaucoup de poids sur la même personne. En plus que le design et l’intégration sont deux disciplines complètement différentes et les profils et compétences demandés ne sont pas les mêmes non plus!

  • @Sophie, « sur-spécialiser » veut a priori dire être compétent dans une discipline en particulier. Ou alors tu veux dire « sur-généraliser ».

  • Bon, c’est un vieil article, mais je vois qu’il est toujours commenté, alors j’y vais aussi !!
    Pour moi un web designer ne doit pas forcément connaître sur le bout des doigts le HTML et les CSS, ça n’est pas son métier. De toutes façons, il ne sera jamais aussi performant qu’un intégrateur pur et dur dans ce domaine, mais il doit savoir ce qu’il est possible de faire avec le HTML et les CSS pour fournir des fichiers exploitables par un intégrateur. Sinon il ne met pas « web » dans le nom de son métier et il fait graphiste ou illustrateur…

    De la même façon qu’un graphiste « print » n’a pas besoin de savoir régler les machines de son imprimeur, mais il doit lui fournir des fichiers exploitables en imprimerie (300dpi, CMJN, traits de coupe…).

    De manière générale, les personnes qui sont amenées à bosser ensemble sur un même projet doivent connaître un minimum le métier des autres pour faire du bon boulot, et l’intégrateur doit également être capable d’intervenir un minimum sur un fichier .psd sans pour autant se dire « graphiste » !

    @ PooLP qui trouve inadmissible que les développeurs de son agence ne veulent pas faire d’intégration, pou moi ça n’est pas étonnant, développeur c’est encore un autre métier et une grande partie des développeurs n’a aucune notion de HTML ou CSS, mais maîtrise sur le bout des doigts SQL server ou ASP .NET, contrairement à la majorité des intégrateurs… 🙂

  • je suis pose que chaque designer a besoin de connaisance actuelle et basique des tous les cod existant car 2 problem se pose soit une designer qui fait les graphique du site il a le temps et d´un encodeur de site connais les failles il n´a pas le temps de sóccuper de design de la page d´ou lún a besoin de l´autre et chaqu´un sa creativiter

  • Aurore

    Je suis en train d’apprendre le webdesign de manière autodidacte. Ce que je peux vous dire, après un rendez-vous pôle emploi, c’est que ceux-ci veulent qu’un webdesigner sache non seulement faire des maquettes intégrables, mais connaisse aussi html/css, JavaScript et Java .Sans vous parler du print’ … Si vous n’avez pas ces connaissances et un bon book, vous pouvez dire adieu aux formations. Après, les compétences de pôle emploi peuvent être sujette à discussions, mais ce n’est pas le sujet. Je pense qu’il est tout de même important de prendre en compte ce que cet organisme demande, car je pense que l’évolution du métier se fera aussi en fonction de ce que « eux » désirent.

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