Francis Chouquet Graphiste Lettering

le blues du blogueur, 2ème saison

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Nul doute, la vie de blogueur n’a rien de simple. Et tout au long de l’année, on voit partir, sans faire de bruit, un grand nombre de blogs, pour la plupart inconnus. J’en avais déjà parlé en Juillet dernier…

Mais ces derniers jours, ce sujet m’est revenu à l’odre du jour en voyant le billet de Romain qui se pose vraiment des questions après quelques semaines de break, et surtout WPDesigner qui décide de mettre la clé sous la porte en vendant son site.

Alors, le blogging serait un hobby, une passion dont on se lasse ? Si on regarde bien ces deux derniers témoignages, ils sont tous deux directement reliés à des changements dans la vie, et bien souvent, quand la vie change, les envies changent également.

Depuis que ma fille est née, j’ai trouvé de nouveaux centres d’intérêts, la vie a pris une envergure différente. J’ai fait un bon break en novembre et décembre, mais j’étais constamment présent dans le sens où je continuais de lire mes flux RSS.

Par contre, j’ai pris deux bonnes semaines de vacances en février et là, je n’avais pas internet. Je ne croyais pas que je pourrais m’en passer. Et pourtant, j’ai passé les meilleures vacances depuis longtemps, et en partie parce que je n’étais pas « scotché » en permanence derrière mon écran. Et ça m’a fait un bien énorme !! Pourtant, j’ai plusieurs fois vérifié mes emails, mais j’étais vraiment déconnecté. Je n’avais pas du tout envie de me replonger dans le train train quotidien du web.

Alors, je peux comprendre Romain, qui commence un nouveau job au Luxembourg et qui a enfin rejoint sa copine sur place. Forcément, ça change, et dans ces cas-là, la vie 1.0 reprend le dessus et on a envie d’en profiter. Et du coup, c’est souvent la vie 2.0 qui en prend un coup.

Est-ce qu’il faut relativiser tout ça ? Toute cette vie « virtuelle » ? Toutes ces personnes que l’on rencontre sur le web, qu’on finit par « bien » connaître mais qu’on n’a jamais rencontré ? Quand on fait un retour dans la vraie vie, c’est souvent là que l’on se rend compte de ce qui est important, présent, réel. Alors, bien souvent on doute… Et c’est normal…

Je ne dis pas que tout ce côté 2.0 n’a pas d’importance, bien au contraire. Je pense que c’est une nouvelle forme de communication, une nouvelle manière de tisser des liens. Mais justement, les blogueurs qui doutent, ce sont souvent des personnes pour qui, la vraie vie a un sens plus important, plus réel.

Je crois que la clé de la réussite se situe dans le fait de pouvoir faire la part des choses entre ce qui est réel, ce qui l’est moins, ce qui est important et ce qui ne l’est pas forcément autant. Ce que je veux dire par là c’est qu’au fur et à mesure qu’on avance, qu’on vieillit, on mûrit et nos centres d’intérêts changent, évoluent. Et donc, on a des personnes qui ne se retrouvent plus trop dans ce qu’ils bloguent. Certains ont toujours l’envie de bloguer, mais parfois sur des sujets différents, quitte à perdre leur lectorat…

Tout ça est très déroutant, et je crois que c’est pour ça, que dès que l’on commence à bloguer, il faut se mettre des limites, prendre l’habitude de prendre du recul. On est tous tombés dedans comme des cinglés et on y a passé la tonne de temps au début, et peut-être toujours aujourd’hui. Moi, par exemple, il y a encore 6 mois, je passais 4 à 5 heures à faire de la veille par jour !! Imaginez un peu… Et puis, il y a les lecteurs, les abonnés, les personnes qui vous félicitent, et on tombe facilement dans le travers de se forcer à bloguer pour satisfaire tout ce monde.

Et le risque est là. Je pense que pour durer, il faut, de temps en temps, replacer les choses dans leur contexte. Prendre du recul pour faire le point. Garder en ligne de mire le fait de bloguer pour le plaisir, ou comme certains, bloguer pour le business en connaissance de cause. Garder ce plaisir tout en profitant de la vie, tout en sachant que celle-ci change, évolue et que ce qui est valable aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain.

Un peu philosophique ou psy comme billet mais je pense que l’on devrait tous, une fois de temps en temps, prendre le temps de cette réflexion. Et puis, si l’on décide de tout arrêter et que l’on ressent un poids en moins, une sorte de légèreté retrouvée, c’est qu’on a fait le bon choix. Et il n’y a pas de culpabilité à avoir vis à vis des autres. N’oublions pas que l’on blogue avant tout pour nous et qu’on n’est pas irremplaçables…

36 Commentaires

  • Bloguer c’est comme le reste, ça n’a rien d’extraordinaire : ça prend du temps, c’est une occupation, c’est un loisir, un hobby. Forcément on change et nos envies aussi.

    Rien n’est éternel et penser que parce qu’on blogue on ne doit jamais s’arrêter, c’est se fourvoyer complètement : mieux vaut s’arrêter parce que l’envie n’y est plus que se forcer à continuer à s’en dégoûter.

    Ça me fait quand même doucement rire de lire des « je ne pensais pas pouvoir vivre 2 semaines sans Web ». La peur de ne plus se sentir indispensable ? Ou la peur de changer ses habitudes ? Ou de se sentir seul ?

    Nous sommes des gens en dehors du Web, il ne faut pas l’oublier.

  • Oncle Tom > Pour ce qui est de vivre 2 semaines sans le web, c’est surtout une histoire de drogue quelque part. Mais je ne parle pas de 2 semaines sans bloguer. Non, non, c’est bien 2 semaines sans surfer, passer du temps sur le web, et discuter avec les potes via Twitter…

    Mais tu vois, cette expérience a complètement changé ma perception de ma relation avec le web. Maintenant, je garde un minimum de distance et surtout passe de plus en plus de temps pour le reste !! 😉

  • Je comprends ce que tu ressens, c’est légitime. Comme dans toute activité, il y a des hauts et des bas dans la motivation et puis un jour, on y voit plus de bas que de hauts et on arrête. Ce n’est pas un drame, juste un changement de priorités. Le mieux dans ton cas est de prendre un peu de recul, pour mieux revenir ensuite, trouver un rythme différent ou arrêter. Blogger, c’est très prenant comme activité mais un jour, ça passe, comme tout…

  • Ah mais moi je n’ai pas de problèmes !! J’ai fait mon « coming out », maintenant, je suis vacciné. J’ai pris le rythme qui me convient, donc pas de soucis de ce côté-là !! Et je peux te dire que je me sens BEAUCOUP mieux !!

  • En plus de deux ans de blogging, je suis souvent passé par des passages à vide où je ne blogguais plus, ou presque. Avec le temps, j’ai pris du recul par rapport à tout ça, et j’ai décidé finalement de ne blogguer que quand j’en avais vraiment envie. Tant pis pour la « ligne rédactionnelle » ou pour la régularité des publications.

    Au final, je n’ai pas remarqué trop de différence dans mes stats, je me sens plus à l’aise, et j’ai du temps pour ma vraie vie à côté 😉

    Maintenant, c’est vrai que ce n’est pas toujours évident. C’est un peu la même chose que ces gens qui ne vivent que pour leur travail, il faut savoir faire la part des choses, se limiter, et définir des priorités.

  • Moi aussi côté stats, le fait d’avoir ralenti le rythme n’a strictement RIEN changé… comme quoi…

  • Faut aussi distinguer ceux dont le métier à un lien plus ou moins proche avec le web et les autres. C’est clair que si on est commercial dans les assurances et qu’on tient un blog sur une de ces passion, et qu’on devient moins passionné ou qu’on a moins le temps, le blogging en prend un coup.

    Quand on travaille dans le web ou à côté, et qu’en plus on parle du web, c’est plus simple : une grande partie de la veille sert au taf et le taf alimente le blog 😉

    Pour rebondir sur la phrase reprise par Oncle Tom, sur le fait de pas pouvoir vivre sans le web pendant 15 jours, c’est clair que ça parait exagéré, mais l’été dernier j’ai eu la même crainte avant de partir et puis je n’ai finalement consulté mes mails qu’une ou deux fois en deux semaines, comme quoi, on est parfois moins addict qu’on en a l’air 😉

  • @fran6 ça fait un bout de temps que je répète que la règle du sacro-saint billet quotidien ne sert pas à grand chose. J’écris quand j’ai qqch à dire, mais surtout quand j’ai une idée de la façon de le dire, et s’il me faut 6 mois pour le faire correctement, je prends le temps 😉

    Quand j’ai conçu mon dernière thème, j’ai fait une présentation spéciale pour des billets courts (ceux avec le fond gris), comme ça si vraiment je n’ai pas le temps d’écrire des billets de fond ou un peu structuré, je peux toujours partager quelques infos vite fait bien fait

  • Comme le dit Bruno ça dépend de son travail aussi.
    Si la personne veux faire son trou sur le web pour y travailler, passer 7-8 heures par jour devant le PC est « logique ». Si c’est juste pour le hobby, même 3-4 heures ça devient énorme au quotidien.

  • moi j’ai créé mon blog pour la naissance prochaine de ma fille justement et particulièrement pour « partager » des moment de « vraie vie » avec qui voudra bien … ce n’est pas un journal intime mais plutôt une « newsletter » pour les gens qui nous sont proches et pourtant si loin !
    A chacun de définir l’utilisation qu’il fait de son blog … je crois qu’il y en a autant que de personnalités et tant mieux !

  • @Arkan : Justement je pense que le fait de bloguer sur son « activité professionnelle »(ou en relation avec), est peut etre le plus difficile, car ayant rapport avec notre travail.
    Personellement(étant dans le web), passer encore 3/4h a travailler en rentrant(oui car bloguer est en quelque sorte un travail(ou participer a des projets persos/collectifs)), n’a pas toujours été facile.

    Je me souviens d’une époque où j’ai réellement fait une overdose de web, passant mes journées a faire du web pour mes études, + le soir pour mes projets.
    A la fin j’ai fini par ne plus rien coder niveau web(ici c’est le développement, mais applicable au bloging je pense) pendant 2 semaines avant d’avoir l’envie de m’y remettre

    Les professionnels du web doivent savoir prendre du recul(comme Francis le dit si bien), car se sont les plus exposés à ces coups de mous.

    Perso, ca m’a fait énormement de bien de faire cette pause de 2 semaines, ca permet de s’aérer l’esprit et de repartir avec une motivation plus grande que jamais !

  • Je l’ai ressenti plutôt psy que philo ce billet. Cela dit, je suis impressionné par cet éclair de lucidité émanant de la part de quelque un qui bloggue depis assez longtemps. Le parallèle que tu fais entre le 1.0 et le 2.0 me parait très juste. Tu le le dis d’une certaine façon entre les lignes, je vais donc me permettre de le mettre très clairement. Le 2.0 fait partie du 1.0, pas l’inverse. Internet reste quand même une activité profondément chronophage, mais surtout un moyen de protection, une sorte de filtre à la réalité. C’est déjà bien de s’en rendre compte me semble t-il. Après je reconnais que c’est toujours très difficile d’envisager faire sans…

  • @Abstrait > sur le côté « filtre » par rapport à la réalité, c’est une idée séduisante, mais je crois plutôt que les gens bloguent comme il sont dans la vie.

    La preuve (ou presque) c’est que dans les rencontres entre blogueurs, on est rarement surpris par la personnalité des gens.

    Après, il est possible que ceux qui veulent bien rencontrer d’autres personnes dans la vie 1.0 ne se servent pas du blogging pour se protéger, mais au contraire pour se confronter aux autres ou partager quelques idées ou connaissances. Ce qui n’arrive pas si souvent dans la vie 1.0 😉

  • @Bruno : d’accord avec toi, et je pense que la majorité des blogueurs bloguent justement pour confronter leurs avis, leurs expériences, à d’autres personnes.

  • Intéressant tout ça !! 😉

    Bruno > Concernant le fameux billet / jour, je suis entièrement d’accord et ça fait maintenant un truc comme 5 mois que je l’ai mis au placard. Bon d’accord, il m’aura fallu du temps pour comprendre !! :mrgreen: Quoi qu’il en soit, je continue de penser qu’il y a une bonne floppée de blogueurs qui se prennent les pieds dans une tourmente aux stats et qu’ensuite, ils ont du mal à s’en sortir…

    Cela étant dit, même si on est « dans le web » et qu’on le fait en partie pour notre taf, je pense que ça peut être une motivation supplémentaire mais aussi une pression supplémentaire. Donc dans les 2 sens je pense…

    Enfin pour ce qui est de la raison du blogging, et bien, dès le départ, je pense que c’était un bon moyen d’expression et que pas mal de personnes en ont profité pour exprimer leurs pensées sur une page web alors qu’ils ne l’auraient pas forcément fait dans la réalité. Par contre, en ce qui concerne le fait que les blogueurs sont identiques sur leur blog que dans la vie privée, je ne sais pas trop. C’est à méditer je pense…

  • Je reconnais que mon propos n’était pas forcément très nuancé, mais rien ne vaut de débattre pour la beauté de la chose. Toutefois, je crois quand même à l’existence d’un certain filtre, ou plus exactement d’un facteur qui modifie un peu le caractère de chacun. Car indubitablement, seul derrière un écran, on s’affranchit de certaines gênes ou simplement normes de société. On reste donc soi-même bien sûr, mais l’on devient aussi quelque part le résultat de ce que l’on aimerait être dans la vie 1.0, pour en revenir à ce concept.

    La timidité d’un auteur est par exemple un trait de caractère qu’il me parait très difficile à percer au travers d’un blog, dans la mesure où il a la pleine possibilité de s’exprimer à partir du moment où il considère qu’il en a l’envie. En ce sens, cela me laisse à penser que l’individu cybernétique est différent de son double humain.

  • Abstrait > Effectivement, il m’est moi-même arrivé de rencontrer des blogueurs qui étaient largement plus réservés en vrai que sur la toile… Donc, je suis d’accord, il peut y avoir un filtre pour une partie d’entre eux. Maintenant, on peut le percevoir chez certains dans leurs propos, leur communication sur le web, et notamment ceux qui ne communiquent que par email, voire chat mais absolument pas par téléphone et qui te le disent: « désolé mais je préfère l’email… »

    Et puis soyons honnêtes, l’informatique est un énorme vivier de personnes qui ont besoin de s’exprimer et le web et surtout le blogging est un énorme outil de communication pour ces personnes là. Mais si ce n’est peut-être qu’une minorité… 😉

  • Je ne pense pas que tu perdes à bloguer moins mais à vraiment attendre d’avoir envie de « dire / partager » quelquechose

    Quoiqu’il en soit j’apprécie toujours autant tes billets très structurés, clairs et informatifs

  • Tu as très bien cerné mon opinion Francis…
    Je peux ajouter que les premiers jours sans Internet, j’ai un peu tourner en rond le soir chez moi, ne sachant pas quoi faire !

    Mon nouveau boulot reste dans l’informatique, mais je ne bosse plus du tout dans le « web », donc je passe forcément beaucoup moins de temps globalement à surfer !

  • J’ai voulu arrêter mon blog il y a un an et demi. Lorsque je l’avais créé j’avais un objectif : montrer que j’existais…. ah merde, ça c’est quand j’ai ouvert mon skyblog.

    Non pour Sutekidane, c’était histoire de partager … bref tout le monde connait l’éternelle argumentaire. Le plus intéressant c’est pourquoi j’ai voulu arrêter :

    – je ne voulais plus obéir à un rythme de publication (que je m’étais fixé)
    – je n’avais plus le temps
    – d’autre personnes bloguaient mieux que moi sur les thèmes que j’abordais
    – la blogosphère c’était mieux avant

    Pourquoi je l’ai gardé?

    – je ne m’impose plus aucun ryhtme
    – et c’est tout.

  • Arrêter un blog, c’est comme arrêter un site internet.
    Un jour, on ne ressent plus l’envie de continuer, et ça pour de multiples et diverses raisons.

    Quand c’est un blog, c’est d’autant plus difficile pour le blogueur que pour son lectorat, car c’est un lieu d’échange par définition, et si le principal interlocuteur s’en va, c’est la fin.

  • Apres il reste la solution du blog « multi-blogueurs »(en gros plusieurs blogeurs qui bloguent sur un seul), ca permet de faire paraitre un contenu régulier, tout en limitant l’investissement neccessaire.

    Chose que je ne vois que tres rarement encore, donc quelque part, il y a peut etre une petite dose de « faire parler de soi » en parlant d’autre chose au fond de tout blogueur ?

  • Mickael

    Salut Fran6 , salut à tous
    Voila une des qualités que j’apprécie le plus chez toi – Fran6- c’est le coté humain.
    Ca se ressent dans ton blog de toute façon. Je ne commente pas bcp mais je suis abonné et je lis tout tes billets. Ce « stress », cette « angoisse » du blogueur n’est il pas finalement un reflet de notre course effrénée à la réussite. Etre le 1er, avoir les meilleurs chiffres, etc …
    Je vis en Amérique du nord depuis 4 ans, c’est quelque chose qui est très présent ici ( à mon sens)
    C’est vrai qu’il y a des choses plus importante dans nos vies ( en tous cas pour moi ), ma famille ( mon epouse , ma fille et toute ma famille) mes amis, une vie sociale, les choses vraies qui m’entourent.
    Finalement le bloguing aujourd’hui n’est il pas la même chose que les 1er telephones portables ?
    Un phénomène révolutionnaire et un outil tres utile qui va se démocratiser avec le temps – comme le telephone, la tv, internet…..

  • Salut à tous,

    Le blogging c’est effectivement beaucoup de travail, mais il faut mettre de côté celui qui l’utilise dans son travail (comme Bruno ou moi-même). Pour ceux-là, ils se doivent de garder du temps pour le blog, car cela rentre dans le cadre de l’action de communication de « l’entreprise » (même si nous sommes de mini entreprise :D).

    Le blog c’est un investissement long terme, mais c’est une preuve de la veille, de l’expertise, mais aussi de la passion du domaine. Il est amusant d’ailleurs de voir que c’est un investissement que bien peu de société ose engager, mise à part quelques entreprises web et souvent il y a juste un joli « outil blog », mais pas de contenu de « qualité blog » 😀

  • Gonzague et Mickael > Merci pour les compliments, c’est très sympa ! 😉 Le blogging au départ c’est un truc personnel, donc j’y mets du mien dedans… 😉

  • « N’oublions pas que l’on blogue avant tout pour nous »

    Pour moi c’est l’inverse, on blog pour les autres, sinon c’est une histoire d’égo ^^

    « et qu’on n’est pas irremplaçables… »

    Tout dépend de la spécificité du blog… Dans le domaine de l’art, tout les blogs sont irremplaçables (si tant est que la qualité soit là)

  • theNoiC > Ce que je voulais dire c’est qu’on blogue avant tout pour se faire plaisir. OK, tu vas me dire qu’il faut qu’on fasse plaisir aux autres aussi !! :mrgreen:

  • Francis > Non sale médisant ^^ Si ta phrase est différente, son sens l’est également.

    « on blogue avant tout pour se faire plaisir. » est totalement vrai 😉

    J’espère que ces deux articles du blues du blogeur ne sont pas des messages subliminaux pour nous faire comprendre un éventuel abandon du blog d’ici quelques mois ?

    Je comprendrais tout à fait. Mais je trouve que te forcé à des articles (je préfère le terme « journaux » vu la périodicité et la quantité de contenu délivré) hebdomadaire est un très bon moyen autant de fidélisé le lecteur que de t’octroyées du temps pour d’autres activités.
    Le mieux étant selon moi deux rubriques/journaux dans la semaine à 3/4 jour d’intervalle (histoire de ne pas trop se faire oublier des lecteurs, et de faire voir que l’on a assez de contenu à délivré pour en faire deux rendez-vous).

  • soky

    Le blogging personnel c’est un peu comme l’adolescence. On se donne à fond, on a des coups de coeur, des coups de gueule, parfois on a envie de tout claquer et on se dit que finalement ça n’en vaut pas la peine, puis on revient et on recommence avec cette fois-ci un peu plus de recul.

    On peut lire des tonnes de recettes pour faire de son blog le plus populaire, d’être bien référencé, d’être au top des classements… mais à mon sens c’est tout à fait inutile. On blog pour le plaisir, pour partager, pour mettre par écrit un savoir archivable, pour créer du tissu social, pour afficher sa passion, ce que l’on aime. Ca doit rester dans le domaine du plaisir et de la passion… c’est-à-dire de manière occasionnelle. Et il est toujours bon de redéfinir ses priorités quand on sent que les choses essentielles nous échappe (la famille, le travail, les amis).

    « si l’on décide de tout arrêter » => il y a des alternatives. On peut simplement décider de passer moins de temps, de faire un tri dans ses lectures ou même faire une pause indéterminée. Et puis, le jour où on se sent d’attaque on revient.

  • Je pense pour ma part que, sans aller dans l’excès de « je blogue pour devenir riche » comme on voit fleurir un peu partout, un blog a une portée bien plus importante que le simple partage d’une passion. J’y vois une réelle importance professionnelle (artiste indépendant et consultant).
    Je trouve que c’est le meilleur moyen de se modeler une identité (qui nous ressemble plus ou moins, autant que cela soit à notre avantage sans tomber dans l’excès de mentir à propos de soi).
    J’ai décidé de commencer à bloguer (pas tout à fait prêt encore, voilà pourquoi je suis souvent ici) parce que c’est le seul moyen « intelligent et constructif » (du peu que je sais) pour que notre identité numérique nous ressemble. On ne peut pas « effacer » des informations qui circulent sur internet, mais on peut proposer aux internautes (et à Google…) de l’information plus récente, plus souvent renouvelée, et qui correspond mieux à ce que l’on est aujourd’hui.
    Si je vais sur Google et que je tape mon nom, je tombe sur des travaux effectués il y a quelques temps et qui ne correspondent plus à ce que je veux proposer désormais. Donc je ne différencie pas la « vraie » vie d’internet : internet est juste un outil de comm, ni plus ni moins. Ce n’est pas une vie « meilleure et sans limite », et ce n’est pas non plus quelque chose qui m’éloigne de mes principes. Tant que l’on maîtrise la manière dont on utilise son outil, je ne pense pas que cela soit un frein à la « vraie vie ».

  • Très intéressants vos points de vue, je trouve le débat très constructif.

    TheNoiC > Pas d’abandon du blog dans les prochains mois !! 😉 Et personnellement, je me suis organisé pour bien tenir la route. Je fais « la semaine avec WordPress » chaque dimanche, ce qui me demande déjà pas mal de temps dans la semaine et c’est ma seule obligation. Et les autres jours, je vais les consacrer à divers articles et tutos selon mes disponibilités…

  • Ange > « si je vais sur Google et que je tape mon nom, je tombe sur des travaux effectués il y a quelques temps et qui ne correspondent plus à ce que je veux proposer désormais. »

    Plutôt que de t’efforcer à actualisé les requettes de google, pourquoi ne pas recréez un nouveau pseudonyme ? (si tant est que tes travaux le permettent)

    internet est juste un outil de comm, ni plus ni moins. Ce n’est pas une vie “meilleure et sans limite”

    Je ne suis pas d’accord. Si il est vrais que ce n’est qu’un outil de communication, ses possibilités infini font justement de lui un monde meilleur et sans limites. Car ont peut multiplier ses identités, ses passions, etc… On peut être partout tout en étant nulle part. On peut éradiquer les conséquences de nos paroles et de nos actes. Enfin c’est un débat sans fin, mais francis à raison, au combien constructif ! Donc ange prouve moi que j’ai tord 😉

  • Bonjour theNoiC,
    non je ne peux pas prouver que tu as tord 🙂 car il y a du vrai dans ce que tu dis, comme il y en a dans ce que je dis. La mesure entre cette source d’informations illimitée et le goût de « la vie » existe.

    « Plutôt que de t’efforcer à actualisé les requettes de google, pourquoi ne pas recréez un nouveau pseudonyme ? (si tant est que tes travaux le permettent) »
    Disons que, par rapport à mes attentes, je ne trouve pas d’intérêt à multiplier les identités.
    Internet me permet juste d’être « moi » mais me fournit les outils pour l’être plus qu’ailleurs.
    Etant donné que c’est un outil professionnel important par rapport à ma profession, je veux au contraire affirmer cette identité et faire en sorte que l’image que je me construis soit en phase avec ce que je suis et ce que je propose. Associer cette identité à mon nom de famille est un atout et un point indispensable pour me construire un réseau (amical, professionnel).

    « Si il est vrais que ce n’est qu’un outil de communication, ses possibilités infini font justement de lui un monde meilleur et sans limites. Car ont peut multiplier ses identités, ses passions, etc… On peut être partout tout en étant nulle part. »
    On peut si l’on veut, mais je pense qu’il faut savoir cultiver notre « ignorance » face à internet. Je suis avide de connaissances et je suis en apprentissage constant. Tout sujet est susceptible de m’intéresser à partir du moment où il est traité par quelqu’un de compétent et de passionné. Pourtant, mes journées ne feront jamais plus de 24h (-8h de sommeil, -4h avec la famille, -1h de musique/peinture, -1h de lecture, – 1h de sport, -1h de méditation, -1h30 de transports éventuels et au Japon ça va vite, etc… et le reste pour le travail. Je sais mes priorités sont particulières car le travail vient en dernier) et j’ai bien déterminé mes priorités. Je préfère « perdre » 10 minutes le matin à regarder les canards sous ma fenêtre (il y a une petite rivière) qu’à connaître les derniers buzz, applis web 2.0, etc… pourtant, en temps et en heure, et si je pense que cela peut m’être utile, je peux décider de me tenir au courant.

    « On peut éradiquer les conséquences de nos paroles et de nos actes.  »
    Je ne pense pas la même chose sur ce point. On ne peut rien effacer, tout est archivé, copié, démultiplié. On peut juste remplacer une information dans son classement par :
    – la quantité de nouvelles informations que l’on fournit
    – la qualité de ces informations (infos plus actuelles, liées à un contexte particulier, etc)
    Sur le net, ce qui est fait/dit l’est pour toujours. C’est un puits sans fond. Tout est et restera indexé.
    Il existe bien des entreprises pour la gestion de l’identité, et ce secteur va prendre une importance de plus en plus grande (même si on y est déjà) c’est certain.
    De plus en plus d’entreprises utilisent les réseaux sociaux pour obtenir des informations lorsqu’elles recrutent : il est tellement facile maintenant de lier une personne à ses différentes identités même si elle souhaite les séparer. Si tu fais une bourde un jour (article malveillant, photo compromettante), n’espère pas la « cacher » mais plutôt la faire disparaître le plus rapidement possible sous un flot d’autres informations, plus valorisantes, te concernant. Le site que je développe actuellement sera lié au développement personnel et particulièrement au personal branding pour les artistes ou créatifs de tous horizons et c’est bien un des premiers conseils que j’y donne(rai) : chaque acte, écrit, illustration, photo, doit être assûmé et affirmé. Préférer le silence quand on a rien à dire, savoir gérer son identité en tout lieu et sur tout média, et lorsque cela se justifie être « soi » plus que de raison.

    Personnellement, je n’ai souscrit à aucun flux RSS parce que je ne veux pas être tenu éloigné de mes priorités. Je sais me couper de ma connexion internet lorsque je dois travailler, je me force à ne consulter que 10 sites vraiment importants pour mon travail ou mon développement 2 fois par semaine (firefox>ouvrir tous les onglets) et je me force à fermer tous mes onglets le soir pour ne pas tomber sur un site réactualisé et dont je ne pourrais me défaire avant une demie-heure. Je participe rarement aux commentaires parce que c’est addictif, mais je sais que cela m’est bénéfique car je m’enrichis des idées des autres et que je construis mon réseau sainement.
    Pourtant, d’un autre côté, c’est du temps en moins pour le travail. Donc, pas de rentrée d’argent. C’est juste une histoire de priorités, et de réorganisation de ces priorités de manière mensuelle, hebdomadaire, quotidienne.
    Bref!
    Internet ça peut être formidable, mais je crois aussi qu’il faut vraiment savoir cultiver notre ignorance intelligemment.

  • Ange > Les choses que l’on possèdes, finissent par nous possédés. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Tyler Durden ^^
    A croire que tu t’en ai fait un culte :p

    Sinon j’aime bien ta manière de voir les choses dont on pourrais débattre longuement, mais ni le lieu ni la manière ne me corresponde (paradoxal dites-vous ?).
    Ton projet m’intéresse également, je compte le suivre avec grand intérêt étant moi même un artiste dans l’âme, mais surtout en devenir…

    Bonne continuation à toi.

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