Francis Chouquet Graphiste Lettering

Coup de gueule contre le web 2.0

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Ca faisait un moment que je voulais en causer un peu mais ce n’est jamais facile d’aborder un sujet qui fascine autant de monde. Parce que le web 2.0 ça en passionne du monde ! Moi-même quand je me suis mis à bloguer sérieusement en octobre dernier, je suis parti vers des sujets qui tournaient autour du web 2.0. J’en ai très vite eu marre et ces derniers temps, j’en ai carrément ma claque !! 😀

Déjà, personne n’est vraiment d’accord sur la définition du web 2.0 et donc personne n’est d’accord sur ce que c’est exactement. Je ne vais donc pas donner une nouvelle définition, je risquerais de me faire taper sur les doigts pour divergence d’opinion. Quoi qu’il en soit, je trouve que le web 2.0 est devenu un grand foutoir dans lequel on mets tout et n’importe quoi. On parle aussi souvent de « bulle web2.0 ». On voit cette bulle comme une sorte d’eldorado pour les développeurs web qui voudraient s’en mettre plein les poches, un peu comme au début du siècle avec le fameux boom internet.

C’est sûr que le web 2.0 a énormément fait progressé Internet et les connections entre les internautes. On a vu apparaître des services révolutionnaires, qui apportaient vraiment quelque chose de nouveau, quelque chose de frais, une nouvelle manière de communiquer et de partager. Les plus grands s’y sont engouffrés et y ont fait fortune. Les plus intelligents et les petits génies ont fait de même. Mais ces derniers temps, je dois bien avouer que le web 2.0 m’ennuie. Il va même jusqu’à m’énerver. Regardez les grand blogs traitant du sujet. Chaque jour, ils présentent de nouveaux services, dont la plupart, pour moi, n’apportent rien de nouveau, rien d’intéressant. Du coup, j’ai de plus en plus l’impression qu’on va un peu dans le même sens qu’à la bulle Internet du début du siècle avec des gars qui n’avaient que peu de notion de ce qu’étaient le web mais qui tentaient leur chance en levant des sommes colossales pour un business qui était voué à l’échec. Combien se sont lancés avec la soi-disant idée du siècle, du style vendre des articles de bricolages ou des cosmétiques féminins sur le web ? Très peu en sont sortis vivant. Et dans cette « bulle 2.0 », on voit des trucs incroyables ! Combien de fois je me suis demandé si les créateurs ont fait ne serait-ce qu’une petite étude de marché avant de se lancer ! S’ils avaient un pseudo business plan ! J’ai l’impression qu’il y a pas mal de personnes qui se lancent dans l’aventure sans se poser de questions et en espérant que leur service pourra être repéré par un grand et racheté à prix d’or.

Mon ras le bol a commencé avec Twitter. Mais Twitter, on aura beau lui reprocher ce qu’on voudra, ça marche ! C’est con, mais ça marche ! Et puis, ces derniers temps, je tombe de plus en plus sur des nouveaux services qui ne proposent rien de nouveau, rien d’innovant, rien de créatif. Non, rien que de la reprise d’idées déjà vues ailleurs, que ce soit sur le fond ou sur la forme. Et là, je ne comprends plus rien à l’esprit d’entreprendre. On découvre des pseudo clones de sites qui fonctionnent bien et on espère faire de même en reprenant ce que les autres font.

J’aborde ici uniquement les service proposés aux internautes, je n’aborde pas le côté blogosphère. Pourtant, quand on regarde l’utilisation du web par certains bloggueurs anglosaxons, on a de quoi se poser des questions. « Make money online » est devenu la phrase la plus recherchée sur Google et la plus utilisée par les bloggueurs.

Bien sûr, ce n’est qu’un avis personnel, ça n’engage que moi, mais je n’ai pas vraiment l’impression que l’on aille sur la bonne voie. Je ne suis pas sûr non plus que tout ça donne une bonne image du web. Les meilleurs services 2.0 ont apporté quelque chose de nouveau. Ils ont créé un nouveau besoin, une nouvelle manière de travailler avec le web. Et ça, je le retrouve de moins en moins. Je ne comprends pas le but d’une grande partie de ce que je découvre chaque jour, si ce n’est lucratif en espérant d’avoir de la chance.

J’aimerais bien lancer une sorte de débat pour les lecteurs du blog et pour les autres aussi. Vous en pensez quoi de ce qu’est en train de devenir le web 2.0 ? N’hésitez pas à faire part de vos impressions qu’elles aillent dans mon sens ou non. Peut-être ai-je une vision trop négative de la chose ?

Fran6

22 Commentaires

  • Je n’ai qu’un mot : Bravo ! Bravo pour ce coup de gueule plein de sincérité ! Malheureusement, la situation que tu décris est la pure vérité. Moi qui suis (par exemple) lecteur assidu d’AccessOWeb et de Techcrunch (en fr), je trouve que cela est de plus en plus vrai : de plus en plus de services qui ne sont que de pâles copies de ce qui marche. Pas vraiment de créneaux et encore moins d’études de marché comme tu dis. On a tendance à croire que ces mêmes créateurs de solutions dites « Web 2.0 » considère Internet comme une fin en soit. La grande question est de savoir si les blogs cités plus haut vont finir par desintéresser leurs lecteurs ?

    Internet n’est qu’un outil, ou plutôt une multitude d’outils et créer pour créer, ou pour la satisfaction d’avoir créer, c’est pas terrible.

    Encore bravo !

  • Je suis plutôt d’accord : les sites qui sortent sans rien apporter de neuf sont légions et me fatiguent. Mais c’est l’évolution classique décrite par la courbe de l’esbroufe (hype cycle). Le web 2.0 est une avancée fantastique et le temps permettra de séparer le bon grain de l’ivraie. Je rejoins totalement Fox : beaucoup de blogs présentent les dernières sorties sans conviction, car effectivement elles n’apportent rien. C’est d’autant plus « ennuyant » que la même nouvelle sortie est reprise sur quantité de blogs : la lecture des flux RSS auxquels je suis abonnés est parfois bien rapide (1 billet à lire pour 10 reprises) !

  • Coup de gueulle très intéressant…

    la culture blog, où les blogs ne sont finalement lus que par d’autres bloggueurs… c’est dommage.
    Ce n’est pas pour rien que les blogs les plus « successful » sont ceux qui offrent des services aux autres bloggueurs (genre make money online) – un intérêt et problème universels pour bloggueur.

    Le lectorat de qualité, c’est ce qu’il y a de plus important. Le problème est qu’il y a tellement de blogs partout qui maîtrisent la SEO, qui sur un même sujet sortiront premier, mais qui n’auront pas cette info d’intérêt. Des link train, des technorati fave train, memes… etc. lentement, on s’écarte de son sujet.

    Faire de l’argent, accepter de la publicité, faire du publi-reportage, ôte la valeur-ajoutée d’un blog qui se veut crédible et indépendant. Dés qu’il y a du monde, il faut monétiser (tout le monde doit vivre). Quelle est dés lors la différence avec un magazine ou journal ?

    Manque de créativité dans le web 2.0… je suis malheureusement d’accord. Rien de vraiment nouveau… des nouveaux youtube apparaissent tous les jours.

    J’ai néanmoins remarqué qu’il y avait des réseaux, des labels de qualité qui apparaissaient… histoire de faire la part des choses.

  • en rapport avec le sujet concernant le manque de créativité, je suis tombé sur cet article en anglais…
    assez édifiant et intéressant…
    http://www.seobook.com/archives/002194.shtml
    http://www.techcrunch.com/2007.....atsaholic/

  • Fox, David, Tanguy > on se rejoins entièrement ! Mais parfois je n’ai pas l’impression que la bulle se dégonfle. Des sites comme Accessoweb que je suis et apprécie ou encore TechCrunch ou 2803 voient le nombre de leurs abonnés croitre chaque jour. Mais c’est vrai que des blogs 2.0 j’en ai viré une floppée. Pendant un moment, à lire Original Signal ou Wikio rubrique « web 2.0″, on avait une info, dix fois de suite, et avec un flux très simple en provenance des gros blogs US. Je suppose que c’est toujours le cas, mais je m’y suis désabonné.

    Ensuite, concernant l’esprit d’entreprise, j’ai fréquenté pas mal d' »élites » d’écoles de commerce au moment du premier boom internet et les gars se lançaient tête baissée dans des marchés qu’ils ne connaissaient pas du tout, mais qui y allaient parce qu’il y avait de la tune à se faire. J’ai jamais compris ce concept…Ils se sont vautrés… Aujourd’hui, on retrouve certains d’entre eux qui reviennent et une floppée de développeurs qui se lancent dans l’affaire. Et mis appart Blogasty, que je trouve très intéressant et créé par un développeur, les autres services n’ont que très rarement de véritables ambitions… Je connais des personnes autour de moi qui se sont lancés dans des projets sans faire d’étude préalable, sans connaître le marché qu’ils visaient, et ils s’étonnaient des difficultés pour lever des fonds… Et s’il n’y avait que le fond… On trouve une tonne de sites super moches, mal finis, avec aucun esprit de design, d’orientation « client ». Il m’est arrivé de participer à des projets pour ce genre de service, et les gars croyaient dur comme fer à un webdesign avec tableaux et listes de 1995 !! C’est un peu caricatural, mais ça existe !!

    Malgré tout, faut pas non plus mettre tout le monde dans le même sac. Il y en a quelques uns, mais très peu qui proposent quelque chose d’innovant, de nouveau, une idée qui change la vision des choses. Je crois toujours qu’il faut créer un besoin et j’ai pas l’impression que ce côté marketing intéresse la plupart de ceux qui se lancent…Ou alors, ils ne maîtrisent pas ce qu’ils font…

    Tanguy, je vais aller lire les liens que tu as laissé. Merci. Je suis sûr que ça va être très instructif !! 😉

  • fran6, aucun business avec ces liens-là (mais je crois que tu t’en douterais :-))… juste pour la discussion qui semble être du temps.

    en résumé, les business web2.0 qui n’ont pas réelles valeurs ajoutées, si ce n’est l’amélioration de sites déjà existants, se feraient automatiquement « bouffer » (soit achetés s’ils ont de la chance, soit éjectés du marché) par les mastodontes du secteur. Bon, l’analyse est je l’avoue simplifiée (il y a tjrs des exceptions), mais elle vaut la peine d’être rappellée…

    Pour l’histoire de la bulle,… « Internet est l’eldorado d’aujourd’hui », néanmoins, point de vue blog, le ménage se créée – les références prennent une nouvelle place, et je pense aussi que ces places seront de plus en plus dures à prendre. A voir…

  • alors perso je débute au niveau des blogs mais pas au niveau du net j’ai commencé il y a 10 ans au moins 🙂

    déjà pour pouvoir donner un avis il faudrait effectivement comprendre ce que veut dire web 2.0
    perso je me pose l question à chaque fois qu’un post en parle et je n’ai tjs pas d’idée claire là-dessus…

    si qqn peut avancer le schmillblick…. 🙂 merci

  • Je vais faire bref: 1

  • Point de vue très intéressant, auquel j’adhère en grande partie
    Je blogue depuis peu (cet été) et une des premières choses dont on parlait sur les blogs c’était le web 2.0 (dont personne n’est d’accord sur la définition…) je m’y suis beaucoup intéressée au début et puis plof ma bulle d’intérêt pour le web 2.0 est retombée assez rapidement…beaucoup de bruit pour seulement quelques services intéressants (souvent pionners…) après des erzatz 🙁

  • salut
    je comprends ton coup de gueule…mais c’est normal qu’autour des quelques services novateurs, on trouve tout un tas d’essais ratés, de copieurs, de tentatives en devenir pas encore mûres…c’est la vie…!
    un conseil : lis moins de flux consacrés au Web2.0 et aux nouvelles technologies…il y a tellement de redite et de billets identiques…
    a

  • Salut! je suis bien d’accord avec ton billet. Au sujet de l’innovation, je pense que les innovations viennent la plupart du temps en petits sauts et rarement en vrais changements majeurs. Les sites réellement innovants ont eux aussi étés inspirés de d’autres sites et n’ont qu’ajouté une fonctionnalité de plus à un concept dejà existant. Juste google, il a simplement ajouté un algorithme différent à un vieux concept… les moteurs de recherche.

    je suis bien d’accord qu’il y a beaucoup de petits sites qui essaient de copier les bonnes idées, mais tant qu’il y a des petites innovations, je ne suis pas contre, ces gens peuvent bien faire ce qu’ils veulent! D’ailleurs je doute que la pluaprt de ses petits projets soient réellement conçus dans le but de faire du fric. En tout cas moi mes projets perso, sont souvent bcp plus motivés par le défi que cela représente que le désir de vendre en deux ans!!

    J’ai écrit aussi un texte sur le sujet dernièrement, je te le laisse en lien ici: http://www.encoreungeek.com/we.....revolution

    A
    Alexis

  • Merci à tous pour vos commentaires. C’est clair que je vais faire le ménage dans mes flux… En fait, ce qui me frustre un peu aussi c’est de ne plus voir de grandes nouveautés en ce moment, un peu comme si on avait fait le tour de la chose…pour le moment… Et du coup, on se retrouve un peu avec ceux qui arrivent en retard et qui ramassent les miettes…

  • ?videmment que le web 2.0 est un buzz marketing, et alors, quoi de nouveau ? ça l’a été dès le début. Il y a, certes, des technologies intéressantes voire innovantes, mais je ne vois pas en quoi tout ça se rejoindrait pour créer un grand tout cohérent qu’on appelerait web 2.0

    Les réseaux sociaux ? Les communautés ? du pipeau !

    Le web 2.0 a, pour moi, une seule fonction, c’est de générer du blabla facile. Aujourd’hui, presque tout le monde a un blog. Parce que ça se fait, parce que c’est cool, parce que ça flatte l’ego, pour avoir l’impression « d’en être », de ne pas rater le train, etc… Seulement voilà, quand on a un blog, il faut y mettre du contenu. Pas facile de s’improviser journaliste, diariste, chroniqueur, essayiste ou écrivain. Quand on a rien de particulier à raconter, qu’on a pas d’idées, pas de spécialité, pas d’originalité, qu’est ce qu’on peut bien raconter pour justifier son blog ? S’il faut commencer à s’investir et à y travailler, ce n’est plus drôle et en plus c’est fatigant et ingrat.

    C’est là que le web 2.0 arrive à point nommé. C’est marrant ce truc, tout le monde en parle, personne ne le définit, je n’ai qu’à parler de ça sur mon blog, ça m’évitera d’avoir des idées.

  • bon, je vais tâcher d’exprimer au mieux mon ressenti vis-à vis de ce qu’est le web2.0.

    déjâ je pense qu’il est important de préciser une chose, c’est que la france, représenté par ses internautes, n’est pas vraiment ce que l’on pourrait appeller un pilier du web actuel; si l’on reprends certains graphiques, on voit bien que l’internet en france n’est pas en avance.( on y vient mais lentement)

    je préfére passer les raisons, qu’elles soient d’ordres historiques ou tout simplement d’ordres culturelles.

    ceci dit , nous possédons une base de dire que l’on peux observer une amplitude plus que largement visible des habitudes de fréquentation du web entre divers pays , particulièrement entre l’europe et les states, et intra-europe, entre la france et l’espagne par exemple ou encore l’allemagne etc …

    on a beaucoup parlé de cette nouvelle vague du web2.0 en france, dans le courant de l’année dernière(2006); mais quelles étaient ces sites représentatifs et trés largement nommés en exemple ? , c’est simple, c’était flickr, digg, youtube ET ce qu’il est bon de précisé c’est le point commun entre tout ces exemples: leur origine anglophone.

    point de départ du relatif vent français web2.0 avec le trés fameux netvibes (et le prix de sa vente ^^), où tout à coup le web2.0 est là mais on ne sait pas ce que c’est …

    plusieurs site (blog) se sont attelés à offrir une définition de ce qu’est le web2.0, je pense que le terme est un absolu pour signifier une évolution du site internet, je pense que le terme n’a pas de relativité exact avec un site web mais plus au travers d’un concept couplé impérativement avec de nouvelles habitudes de conception.

    je vais rapidement parcourir le contexte dans lequel je place le sens de ce concept, et ce que je nomme les habitudes de conception d’un site web.

    le sens du mot concept prends sa place dans le web lorsque l’on observe certains caractères de l’internet :

    1 – le faible coût (voire modique) du support ‘physique’ (serveur)
    2 – les charges globales supportées par un financement initiale quasiment inexistant (pour un projet hors site majeur)
    3 – un rapport financement/bénéfice dégageant des marges trés importantes

    et que l’on couple tout cela avec le point le plus important : le réseau ne s’atèle pas à un simple pignon sur rue mais plutôt à une clientèle illimité.

    ce que nous avons là est une simple équation mathématique, on multiplie un potentiel énorme par de toutes petites ventes, ce qui nous donnera en résultat un chiffre trés largement supérieur à ce que l’on pouvait prétendre il y a quelques années; et donc l’idée de créer des sites sociaux (communication, création de réseaux, etc) à trés vite fait son chemin.

    ce qui à notamment participé trés amplement à cette notoriété rapide de ce nouveau web, est ces nouvelles habitudes de conception d’un site internet qui ont germé parallélement à tout ceci; je ne vais pas rechapitré sur l’ensemble mais c’est topographiquement simple à lié : le développement et l’intégration grandissante du css et de l’xhtml par les navigateurs, adjointement lié au développement de prototype javascript (ajax)(qui n’aurait pas pu être sans le css …), de certains effets et utilités permises par les frameworks (scriptaculous, mootools, etc)(qui n’auraient pas pu être sans le prototype…), également important à citer, le perfectionnement de l’ergonomie et la simplification des modéles architecturaux graphiques (utilisation massive du blanc, coins arrondies, large font , etc).

    tout ceci fait que l’on peux réellement parlé d’évolution du site web et nous l’avons appelé web2.0, c’est jolie , c’est hightech, c’est fashion.

    le gros hic dans cette histoire c’est que le potentiel francophone n’est PAS le même que le potentiel anglophone, et que donc par définition le concept devra donc être différent pour un marché différent, avec un potentiel différent.

    beaucoup, par point de vue personnel, on omis ce détail et on tout banalement copié un marché inaccessible à la francophonie.

    (m’enfin ceci dit c’est pas non plus une raison pour se terrer 🙂 )

  • Intéressant ton point de vue David. Que ce soit en webdesign, en graphisme ou en illustration, je n’ai jamais adhéré à la vision francophone des choses. Les seuls magazines auxquels je suis abonné sont 100% anglais et surtout UK. La culture est différente. la vision du marketing web est différente et le marché est différent. Tu parles de l’évolution du web et surtout des sites web ces dernières années, c’est bien sûr le monde anglo-saxon qui mène la danse, mais c’est aussi le plus innovant, créatif, original. Il y a des groupes de travail importants pour faire avancer le web. Je ne veux pas taper sur nous autres les français, mais on est quand même assez loin à mon goût, en tout cas, en ce qui concerne la créativité et l’utilisation que l’on fait d’internet.

    C’est sur que l’émergence (enfin…) des CSS et de meilleurs navigateurs ont fortement changé la donne et accéléré les choses. Pour moi, le web 2.0 c’est une évolution d’internet et des sites web, tournée vers l’utilisateur. Celui-ci n’est plus simplement spectateur mais vraiment utilisateur. Il n’est plus passif, mais actif.

    Ce côté buzz marketing m’agace quelque peu. Je n’arrive pas vraiment à bien cerner ce que ça représente en France. Je n’ai pas l’impression que ce soit tout à fait pareil qu’en UK ou US. C’est un sujet vraiment pas évident…

    Enfin, concernant les blogs, je compare ça souvent aux boutiques Zlio à petite échelle. Plein de monde en veut une mais personne n’y met de produit ou s’en occupe par la suite. Argent facile !! J’ai une 20aine de filleuls et moins de la moitié en ont fait quelque chose. Après, Zlio vient nous dire qu’il existe plus de 45000 boutiques, mais peu sont en activité. Pour les blogs, c’est pareil. On commence tous contents et puis on se rencontre que c’est un travail de tous les jours (ou presque). Je ne suis pas convaincu que ça va continuer à augmenter comme ça. Je pense que ce n’est qu’une phase et que l’ensemble va se reconcentrer sur le « core ». J’ai lu une interview de la fondatrice de six apart, et elle pensait pareil, disant que le bloggeur fuit aussi la toile à cause des visiteurs « désagréables » comme les spams et autres débiles. On est visibles sur Internet. Attention quand on raconte sa vie. Du coup, pas mal abandonne le blogging. Elle pense que le recentrage dont je parle plus haut va permettre de voir émerger un web plus sain, en tout cas pour ce qui est des blogs… J’ai du mal à y croire. le fameux « make money online » n’est, pour moi, pas encore sur le point de mourir…

  • je trouve bien par contre qu’il y ait des gens qui tente de challenger cette inertie… quelle que soit la qualité d’un projet, celui qui essaye et se donne les moyens d’essayer, force le respect. Le tout étant de se donner les moyens.
    C’est ce dynamisme et cette pression de nouveaux créateurs qui force les gros à prodiguer le meilleur service, ou à sortir du marché. « Le rêve américain » accessible

    Le blogging français a un énorme potentiel, et n’a aucunement à rougir par rapport à ce qu’il est vraiment (n’oublions pas que la France compte 60 millions d’habitants contre environ 450 millions pour les US, UK, IRL, Canada & Australie – on ne parle pas du même ordre de grandeur) : tu as cité Netvibes, mais Dailymotion, loiclemeur inc., c’est pas mal non plus.
    Le potentiel a clairement un relationel avec le pouvoir linguistique de la langue – j’ai tenté une étude sur le sujet (que je vais devoir reprendre – si vous avez des remarques, idées, please…) http://blog.localingo.com/2007.....ase-study/. Peut-être la raison pour laquelle la promotion du français dans le monde est importante.

    Les barrières à l’entrée sont très basses, il est normal qu’il y ait de nouveaux entrants… Les lois économiques s’appliquent ici aussi, comme dans n’importe quel business finalement.

    Quant aux nouveaux concepts, c’est peut-être dû à cet incontournable fossé qui existe entre développeurs et gens du marketing – ils sont hyper complémentaires, pourraient faire des trucs fantastiques ensemble, auraient tout pour s’entendre, mais ne se comprennent pas.

  • Tout à fait d’accord avec toi Tanguy. Moi je suis super preneur de projets qui se donnent les moyens de sortir un super truc, qu’il soit français ou anglophone, je m’en fous. Je trouve par contre que le niveau de créativité globale est plus bas en France qu’en Angleterre, et je pense que c’est une histoire de culture… Je vais jeter un oeil à ton étude de ce pas !!

  • La vérité 2.0 est ailleurs 😉

    Si tu veux parler 2.0 du coté de la force, hésites pas à prendre contact avec moi.

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