Francis Chouquet Lettering + Logo Design

F6A_reflexions

Réflexions sur le positionnement du web designer freelance…

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Il y a deux semaines, j’ai reçu un brief pour un projet de refonte de site web. La lecture du brief se passe bien, il est détaillé, clair et précis. C’est suffisamment rare pour le préciser. Donc, tout va bien jusqu’à ce que je tombe sur quelques phrases qui précisent que le choix du prestataire se fera sur présentation d’une maquette pour 3 pages du site, la page d’accueil, une page produit si je me souviens bien et la page « pricing ».

Ca a mis un coup d’arrêt direct à mon intérêt pour ce cahier des charges. Je suis formellement opposé à ce genre de pratique que l’on appelle communément le « spec work » et qui consiste à faire faire les premières maquettes d’un site à différents designers histoire de pouvoir choisir celui qui aura fait la plus belle. Les autres pouvant aller « se rhabiller » et ayant perdu quelques journées de travail pour rien.

Je me décide donc à répondre au prospect en lui expliquant que je ne réponds pas à ce type de brief pour les raisons évoquées ci-dessus. Quelques heures plus tard, je reçois une réponse de ce même prospect qui m’explique de manière amicale qu’il fait comme ça parce qu’il a besoin de voir ce que le designer peut faire pour être sûr de bien choisir. Il me parle de la première version du site pour laquelle, visiblement, il n’a pas fait le bon choix (si j’ai bien tout compris). Il ne veut pas se planter une seconde fois.

Je prends alors le temps de lui répondre une nouvelle fois, pour lui expliquer que, selon moi, ce n’est pas la bonne manière de voir une future collaboration avec un prestataire en web design.

Autant vous dire tout de suite que je ne sais pas precisement comment ça se passe en agence, donc je ne parlerai ici que de mon expérience en tant que free. J’ai bossé de longues années en SSII mais c’était au début des années 2000 donc difficile de pouvoir se baser là-dessus pour comparer. Je ne connais pas bien le milieu des « web agencies ». J’ai travaillé plusieurs années pour une SSII mais je ne suis pas sûr qu’on puisse vraiment comparer. Si vous avez une expérience agence et que vous souhaitez la partager pour donner un point de vue different, surtout n’hésitez pas.

Voici donc, en substance, le type de réponse que je lui ai fait.

Il ne faut pas voir le web designer free comme un simple fournisseur ou sous traîtant mais comme un véritable partenaire – pour cela, il faut que les web designers freelance se vendent tels quels, ce qui n’est déjà pas évident.

En faisant quelques conférences web design en UK et une très bonne conférence à Lausanne, qui s’appelle Going Solo et qui est sur le freelancing (Je vous invite d’ailleurs à lire cet article que j’avais écrit à l’occasion), j’ai appris qu’il est très important de se vendre sur sa valeur. J’emploie souvent ce terme que je trouve très juste. Il faut apporter de la valeur à son travail et à sa personnalité pour se démarquer des autres. Certains seront tout simplement talentueux, d’autres seront bons communiquants et certains auront de brillantes idées de business. Mais, pour réussir, et être heureux dans son job de freelance, il faut se démarquer, créer sa propre valeur.

Cette manière de voir et de faire les choses va vous permettre de travailler différemment, notamment pour la prospection. Si vous communiquez cette valeur, vous allez vous faire remarquer, normalement positivement et bon an mal an vous risquez d’être contacté pour des projets, tout simplement parce que votre travail finit par être connu ou reconnu, ou tout simplement parce que vous communiquez parfaitement bien. Certains vont donc vous contacter parce qu’ils ont envie de bosser avec vous. Quelque part, c’est une finalité à laquelle on voudrait arriver. Tout le monde ne rêve-t-il pas de bosser avec des clients qui vous ont choisi parce qu’ils avaient envie de bosser avec vous et que du coup, ils vous laissent carte blanche et vous font entièrement confiance ? Et bien, en créant et en vendant votre valeur, vous risquez de tendre vers ça. Et d’une certaine manière, probablement naïve, j’ose à penser que si le marché français était plus peuplé de ce genre de frees, peut-être que la vision que les clients potentiels ont de ces mêmes frees serait différente.

Je dis ça parce que je l’ai plutôt bien perçu comme tel en Grande-Bretagne notamment. J’ai fait ma première conférence en 2007, au FOWD et j’ai assisté à un workshop d’Elliot Jay Stocks qui vendait justement ce dont je viens de parler. Idem au Going Solo de Lausanne, où un très bon orateur dont j’ai oublié le nom (^^) allait jusqu’à dire que cette valeur était la condition siné qua non pour pouvoir fixer des prix plus élevés, justement en phase avec la valeur estimée du travail fourni. Et donc, à l’issue de ces 2 conférences et en suivant de nombreux designers outre Manche, je me suis rendu compte, qu’effectivement, chez eux, il y avait bon nombre de clients qui recrutaient des freelances justement parce qu’ils avaient envie de bosser avec eux et qu’ils apporteraient leur style et leur patte à leur projet. Et oui, il ne faut pas oublier ça: le style est une partie de cette valeur. Savoir s’adapter à toutes les demandes est peut-être un argument de vente de certaines agences, mais je crois sincèrement qu’un free doit vendre son style, et le garder dans les projets qu’il fait.

Alors, pour revenir à mon brief et mon prospect, j’essaie de lui expliquer qu’il ne faut pas voir le free comme une vulgaire agence web quelconque mais vraiment comme un partenaire et qu’il faut le choisir, pas au hasard ou sur présentation de maquettes réalisées en avant vente, mais plutôt sur sa réputation, sa visibilité, son talent bien entendu, et notamment son portfolio, qui est justement là pour montrer de dont le designer est capable. Pourquoi pas essayer de parcourir le web pour voir s’il y a des infos sur lui. Le mieux étant de le contacter sur recommendation de quelqu’un avec lequel le designer a déjà travaillé. Bref, comme je le dis plus haut, ne pas le choisir ou le consulter par hasard.

Je lui parle de l’artisan, que l’on ne va pas choisir par hasard mais bien souvent parce qu’un ami ou une connaissance a fait appel à ses services et que ça s’est bien passé.

Encore une fois, il ne suffit pas de faire passer le message pour que les prospects changent tous leur manière de faire et de choisir leur prestataire web. Il faut aussi et surtout que les frees communiquent dans ce sens. Il n’y a que par là que les choses évolueront « sensiblement ». Parce qu’il ne faut pas se leurrer, tout ne va pas changer du jour au lendemain.

Après toutes ces explications, le prospect est revenu vers moi et j’ai senti que ce que je lui avais raconté lui avait plu. J’ai senti que quelque part c’était ce genre de relation qu’il cherchait et je suis convaincu qu’il n’est pas le seul. Mettons-nous à sa place. Il a des idées, mais souvent un budget étriqué, il ne veut pas se planter.

Bon, il y aura toujours ceux qui feront un choix par rapport à leur budget. Et si vous êtes trop haut, vous passerez à la trappe. Mais les clients et les projets les plus intéressants restent quand même ceux qui vont faire leur choix par rapport à la confiance qu’ils vous délivrent et à l’envie qu’ils ont de travailler avec vous.

Donc, designers, à vous de bosser dans ce sens, en montrant chaque jour de quoi vous êtes capables. Montrez votre travail, partagez vos connaissances, développez votre réseau via les médias sociaux par exemple. Montrez que vous êtes professionnels et par là démarquez-vous de ceux qui se voient simplement comme des sous-traitants, des agences à un collaborateur* et qui ne voient pas d’autres solutions que de se vendre à 10€ de l’heure pour gagner des projets. Ceux-là n’ont pas d’autres alternatives. Mais peut-être que vous avez suffisamment de valeur et de talent pour montrer autre chose aux clients potentiels. En tout cas, je suis convaincu que certains vous verront différemment. Le free est un professionnel comme un autre. Dans certains domaines, les frees sont vus comme des experts, pourquoi en serait-il autrement dans le web design ?

* Il serait probablement intéressant de développer ici aussi la stratégie à adopter quand on travaille seul: communiquer sur son nom ou se positionner comme agence, même si on est seul.

122 Commentaires

  • Yamo >  » Mais je ne savais pas que ce débat précis avait déjà été lancé dans un article précédent, donc désolé pour ma longue réaction si elle était HS…. »

    Pas de soucis, ce n’est pas HS tant que ça reste lié à ce dont on discutait plus haut. Faut juste éviter de ramener la meute qui aime troller en remettant le bon vieux débat web designer / intégrateur sur la table !! 😀

  • Joolz > Dans le centre de formation où je suis intervenant en webdesign, cette méthode est utilisée avec les étudiants en première année : ils doivent rechercher une association et lui proposer de faire son site, gratuitement bien entendu.
    Cela fait l’objet d’un travail en continu pendant 6 mois environ, en plus des cours, et a pour bénéfice de faire travailler les étudiants sur un projet concret, et de donner une visibilité sur le web à l’association.

    Pourquoi pas créer un site où des associations pourrait venir demander qu’on leur fasse leur site, en exposant leurs projets et actions, et d’un autre côté des webdesigners pourraient se faire la main en choisissant une association de leur choix pour refaire leur site.
    Bien sur, faudrait éviter les abus, enfin c’est juste une idée…

    Tout ça pour dire qu’il peut être plus intéressant parfois (le moins possible bien sur) de travailler gratuitement sur des projets qui peuvent devenir de belles références, car on a pris plaisir à les faire, que de gagner une misère sur un projet galère.
    Après, je sais qu’il faut bien manger, mais ce serait surtout dans l’optique d’un freelance débutant ou dans une période creuse, qui souhaiterait se faire des références et développer son savoir-faire, de manière honorable (en poursuivant l’idée du commentaire de Joolz) 🙂

  • Merci pour cet article !
    La discussion qui suit est également très intéressante à lire.

    En pleine réflexion sur la refonte de mon portfolio et mon positionnement à adopter depuis mon installation en freelance, je dois dire que votre discussion tombe à pic et m’invite à me poser les bonnes questions. 😉
    En tant que jeune free savoir se positionner est primordial mais s’acquiert clairement avec l’expérience. Passer d’un projet d’agence à un projet pour une PME ou un particulier est parfois déroutant mais vraiment formateur dans sa manière de travailler. Je passe pour ma part beaucoup plus de temps en conseil auprès de petit clients et ce n’est pas pour me déplaire du moment que le client est à l’écoute. De toute façon c’est également notre rôle de l’orienter et d’argumenter nos choix. Avoir simplement ce rôle d’exécutant dans notre métier n’est de toute façon pas envisageable si on travaille un minimum par passion.

    Je suis complètement d’accord avec l’idée de communiquer sur son propre nom même si il faut avouer que certains sont plus aidés que d’autres (quoique cela peut se révéler faux si c’est tourner à son avantage).

  • Jerome

    J’ai suivi le fil de discussion, au bout du 25e mail, surtout ceux de Yamo, bah en fait, je me suis dit que certains ne devaient pas avoir grand chose à foutre de leur journée…
    à part tergiverser sur le sujet… des polémiques qui n’intéressent finalement pas vraiment les clients… Ou alors on, je est/suis dans la quatrième dimension.

    Comme je l’ai déjà dit, je ne fais pas vraiment de distinction entre print et web, je sent déjà les critiques affluer, mais en tant que DA, l’important pour moi, c’est le(s) domaine(s) de compétence(s)…

    Il y a des développeurs (pas toujours au taquet à mon avis, c’est comme tout, y a du bon et du mauvais, le problème c’est que tout le monde pense faire bien et que les autres n’y connaissent rien), des (info)graphistes (pas toujours de bon goût)… des intégrateurs, pas toujours très CSS… En gros, pour moi il est important de maîtriser ce que l’on appelait la « chaîne graphique » à l’époque, je pense que cela est tout à fait transposable au web… On demande avant tout au DA d’être créatif, au rédacteur d’être irréprochable sur la syntaxe et la sémantique, à un exe de faire des mises en page au cordeau…
    Pour moi, mais ce n’est que mon avis, c’est un peu de la poudre aux yeux…

    ++

  • Super !!

  • Francis > Ah ben c’est magique, suffit qu’on parle des trolls et hop en voilà un.
    Modèle « je réagis à la discussion rien que pour dire que la discussion n’a aucun intérêt », option « et tous ceux que ça intéresse sont des ânes », air blasé et supérieur de série.

    Ca manquait presque.

  • Blague à part et ironie de côté, l’intervention de Jerome illustre finalement assez bien ce qui est dit au début de la discussion. Beaucoup de graphistes n’ont aucune notion de positionnement et se contentent de représenter leur marché à la manière des chasseurs des Inconnus (« Bon y’a les bons, pis y’a les mauvais… »).

    C’est leur droit (comme c’est aussi un droit d’essayer de voir un peu plus loin, ne lui en déplaise)… Le souci c’est que c’est le plus souvent un choix par défaut, par absence d’autre alternative, et (quitte à radoter) de formation suffisante.
    On se prive toujours plus volontiers de ce qu’on ignore.

  • Jérôme > Je ne pense pas que l’on tergiverse sur le sujet et je peux t’assurer que personnellement j’ai pas mal d’autres choses à faire en ce moment ! 😉 Je trouve plutôt que ce débat est sain et doit se poser. On ne tourne pas en rond, on pose des questions, on apporte des réponses et franchement, je suis persuadé que tout ce qui a été discuté au-dessus est hyper intéressant et important pour ceux qui se lancent ou tout simplement pour ceux qui cherchent à se positionner.

    « des polémiques qui n’intéressent finalement pas vraiment les clients »

    Je ne suis pas d’accord là non plus. Déjà parce que ce sujet ne s’adresse pas forcément aux clients. Certes je parle de « spec work » mais ce n’est pas vraiment le fond du sujet ici. On parle positionnement du freelance et là, ça intéresse complètement le free justement et pas forcément le client.

  • Jérôme > Je me permet d’intervenir car je suis blasé de lire ce genre de remarque. Je n’ai rien contre toi hein qu’on soit d’accord mais dire que c’est de la poudre aux yeux, que des gens n’ont rien à foutre de leur journée, je trouve juste cela limite, désolé.

    Moi perso, je vais débuter dans le métier dans moins de 3 semaines et je me reconvertie. Et ben justement moi je dis que ce genre de discussion est primordial et que cela manque ! Ce genre de « débat » est à mon sens important et chacun y amène sa pierre pour avoir justement des infos que l’on aurait pas trouvé.
    Moi je dirais plutôt que toutes ces personnes c-dessus, on pris de leur temps (probablement précieux) pour nous apporter ces explications.

    Et je suis également partisan d’avoir un condensé de toutes ces infos comme résumé.

    Merci à tous pour vos participations !

  • Jerome

    Francis / Yamo > Je ne dis pas que le débat n’est pas sain. Il y avait juste une ‘petite’, allez j’avoue une ‘grosse’ pointe d’ironie car je trouvais certains posts très fournis, et parfois un peu pompeux. D’où ma petite touche d’humour. Enfin bon… On peut anglisicer et garder un minimum d’humour, je crois pas que ce soit incompatible.

    Yamo > Je pense pas du tout être l’illustration de quoi que ce soit… 😉 Encore moins être à la hauteur, excuse moi, de ton étonnante prétention. Tu as au moins le mérite d’être très sûr de toi (ce qui est admirable en soi) et celui de nous citer les inconnus !!! Bref…

    Je pense d’ailleurs que ce que je dis plus haut, n’est pas, finalement, très éloigné, de ce que tu dis un peu plus haut. On peut être d’accord sur le fond, mais pas sur la forme… Ca fait aussi parti du débat, et je dirais même du métier.

    Si tu avais lu un peu plus attentivement mon message, au lieu de crier au « troll », tu aurais peut-être pu lire, un peu entre les lignes, que justement je ne dis pas qu’il y a les mauvais et les bons, juste qu’à mon avis, le DA (free/agence / print ou web), sans être un développeur/intégrateur/imprimeur/opérateur offset, ou plus simplement un « multi-spécialiste » (je sais pas anglisicer, désolé), doit avoir suffisamment de connaissances techniques pour déceler les bonnes pratiques et les mauvaises, ce que j’appelerai moi une vision globale du projet. Est-ce si éloigné de ce que tu racontes plus haut ?

    C’est intéressant car cela permet au DA de ne pas se voir pourrir une reco juste parce que derrière le(s) prestataire(s) ne suivent pas. Je pense pas être le seul à avoir été confronté à des développeurs un peu fainéant (accessibilité, javascript intrusif…), à une impression déplorable, ou un façonnage plus que limite. Effectivement, je suis plutôt Print, puisque je travaille essentiellement dans l’édition. (cela ne m’empêche pas comme tu peux le voir de traîner sur des forums de spécialiste web). Et de m’interesser clairement à WordPress. Je ne fais pas parti de ceux qui font une différence Print/Web. Les process sont totalement différents, certe, mais la façon de gérer les différentes étapes d’un projet ne sont pas si éloignées et cela même si elles font appels à des spécialités très différentes. Print ou web, on commence toujours par des roughs… bref, je vais pas entrer dans ce genre de détail. Il faut donc savoir gérer ses prestataires, son équipe, et ses clients. N’est-ce pas un positionnement « global » en soi ?

    Je parle de poudre aux yeux (ironie) car aujourd’hui, certains DA ont l’impression qu’il suffit de faire un photo montage, une interface sur photoshop, et de balancer ça aux exe/intégrateurs… et basta. Personnellement, je gère mes projets de A à Z, je ne dis pas que je fais tout cela seul, il y a des maquettistes, des redacteurs, des prestataires… Mais je finis toujours par relire et corriger la moindre brochure, une dernière fois… (après l’avoir fait 10 fois si nécessaire auparavant) et il restera toujours quelques coquilles. Mon « positionnement », c’est que chaque projet est différent, chaque client l’est tout autant, et que nous sommes là pour donner une valeur à cette profession, faire en sorte que cela se rapproche de la « perfection »… Je dirais même de cette espèce de vision cérébrale qui a un moment nous semble être la piste. C’est pas de l’art, mais c’est un métier qui fait appel à des notions artistiques et techniques.

    Francis > Quand je dis que cela n’intéresse pas le client, j’avoue j’y suis allé fort ave cle terme « polémique », c’est juste que tout cela est censé, à mon avis être la partie caché de l’Iceberg. Il n’a normalement pas à être confronté à ce genre de problèmatique. Quand je vais m’acheter un steack, j’ai pas besoin de savoir si le boucher à eut un problème avec sa machine à hacher la viande…

  • Jerome

    TefDesign > Bonne chance à toi. Je manque parfois de délicatesse, je m’en excuse auprès des participants de cette conversation et de Francis. Disons que j’ai mes humeurs. Quand au partage, j’ai deux stagiaires que j’essaye d’aider du mieux que je puisse et cela au quotidien, ils n’ont pas l’air trop malheureux… et cela malgré mon « non-positionnement ».

  • Désolé Jerome je suis trop prétentieux pour te répondre et j’ai déjà perdu tout mon temps à écrire les commentaires précédents.

  • Jerome

    Yamo > Susceptible et sélectif… ça aussi ça manquait.

  • Bonjour à tous 😉

    Alors comme c’est un peu moi qui ait lancé le troll, je vais préciser quel était le fond de ma pensée.

    @Yamo, @Bruno bichet : Le souci n’est pas l’inexpérience des jeunes, en tant que cible démographique dont on doit parler, mais plutôt des juniors dans le métier. Et c’est d’autant plus vrai que, si des formations techniques se font, les juniors ne sont pas assurés en gestion client, en gestion de crise, de contentieux, de planning. Et, pour le coup, je rejoins Bruno : ce n’est pas à eux de faire les frais, mais plutôt à nous, seniors, de prendre le temps de les « former » sur le sujet, comme un passage de flambeau, plutôt que de ne faire que pointer du doigt le manque des formations actuelles. En un mot : soyons proactifs.

    @Enguerran, @Yamo >

    Là, par contre, où je ne suis pas d’accord, c’est cette pensée que dans web design, il y a design mais pas web, et qu’on fait du design pour le web, mais que le fait de savoir coder n’est pas une condition sine qua non de nos métiers.

    Tout autant que je le démontrais tout à l’heure pour nos clients, nous sommes, nous aussi, techniquement, dans une logique de marché. Prenons les dégradés sur les boutons arrondis, par exemple : c’est un sujet qui touche autant le designer web que l’intégrateur. Si l’ensemble du marché pour lequel nous travaillons n’avait pas demandé à en avoir, personne ne se serait mis à en faire. Idem pour le design mobile par exemple, les lightbox, les navigations horizontales, les backgrounds fixes full size etc. Cependant, si personne, en premier n’avait pas commencé à travailler dessus, et si ça n’avait pas fonctionné, personne n’aurait commencé à utiliser ces techniques.

    Or, quelles compétences ont permises d’utiliser ce qui, à l’époque, était une innovation ?

    Prenons les effets parallaxe (au hasard, http://www.denver2012.drupal.org, http://www.nikebetterworld.com, http://www.marcorotoli.com, http://www.netlash-bseen.be, http://www.kiskolabs.com). Pensez-vous vraiment qu’ils seraient dû à des designers non codeurs s’étant levé un matin et ayant dit : « waw, ce serait génial si.. » ? Sérieusement ??

    La réponse est dans la question.

    Cependant, mon point de vue, et ce sur lequel je ne suis pas d’accord, c’est que ce choix, cette polyvalence, serait une spécialisation. Ma spécialisation est sur la communication visuelle, et non sur la connaissance technique de mon métier. Au contraire, je pense que c’est en sachant ce qui se fait de mieux en code, et de savoir le maitriser, que l’on pourra porter correctement la communication de nos clients sur le web.

    Là où je ne suis pas d’accord, c’est qu’on exclu du design web, le web lui-même, et qu’on en fait une spécialisation, et qu’en plus de cela, on estime que c’est une erreur de penser que l’on puisse être capable de 1. savoir coder correctement, de mettre en place des solutions innovantes en HTML 5/CSS 3/Js, tout autant 2. de savoir communiquer visuellement correctement. Ce serait un peu comme dire : je sais designer une affiche print, je sais qu’il existe tel papier de tel grammage, mais je suis impossible de caler correctement en quadrichromie, ni même avec l’imprimeur pour sortir une épreuve, et qu’il est plus naturel de segmenter encore plus pour déléguer à un autre, parce que, tu comprends, moi je ne fais que du design…

    Là où je ne suis pas d’accord, c’est quand on estime que ce « passage obligé » est subi, et qu’on tente de créer une sous-sous spécialité en faisant purement et simplement des intégrateurs des exécutants qui n’auraient pas leur mot à dire sur la manière dont l’interface doit réagir parce que le design est verrouillé en amont. Cette partie de l’interaction design est une partie prenante de la DA, et, partant, de la communication : elle doit être prise avec un minimum de connaissance de ce qui se fait techniquement. Sinon ? Eh bien, on reste à la traîne, comme malheureusement on sait le faire en France, parce que c’est plus rassurant de ne pas prendre de risque…

    NB d’ailleurs @Yamo : en parlant de manque de cohérence, tu ne peux pas d’un côté défendre le graphiste en disant qu’il n’a pas besoin de savoir coder en CSS, et de l’autre, estimer que, et je te cite : « “graphiste” est un peu au design ce qu’est le Minitel au web, un truc bien français, qui a eu ses mérites et son heure de gloire, voire un statut de pionnier, mais qu’il faudrait franchement penser à mettre à jour voire au placard »

    My 2 cents sur le débat « un designer doit-il savoir coder ? »

    @Jerome : la poudre aux yeux, c’est de croire qu’en discuter ne fait pas avancer le débat ni même réfléchir sur les limites de nos métiers alors que nous avons la chance d’être l’un des quasi seuls domaines où nous sommes les acteurs de celui-ci…

    @TefDesign : Si si, je peux t’assurer que j’ai autre chose « à foutre » de mes journées…Sauf que, pour en être arrivé jusque-là, tu as pris le temps de lire les (nombreux) commentaires, et de lire l’article. S’il y a un grand nombre de personnes comme toi qui sont prêtes à prendre ce temps pour critiquer, j’estime qu’il faut également un minimum de personnes qui tentent de débattre et de faire avancer notre profession… Rome ne s’est pas faite en un jour, il est vrai que cela demande du temps…

  • Christophe Zlobinski-Furmaniak > Salut,
    je suis désolé mais j’ai du mal à comprendre le sens de ta remarque que tu me fais.
    Que l’on soit bien d’accord, depuis le début j’approuve cet article et tous les commentaires « constructifs » qui sont autour. En aucun cas je refuse la discussion, je suis même demandeur…

  • On ne s’emporte pas les amis ! 😉 Je crois que Christophe s’est trompé de « cible ». Tu t’es adressé à TefDesign alors que je pense que tu voulais t’adresser à Jérôme… Faudra que je pense à mettre les commentaires imbriqués moi !! 😀

  •  » En aucun cas je refuse la discussion, je suis même demandeur… » Je voulais dire je NE refuse PAS la discussion désolé 😛

    Francis > yes oki doki. ho moi je m’emporte pas pas de souci ^^ ton article est plus qu’intéressant, la preuve, ma messagerie GMail va exploser si ça continue he he 🙂

  • @TefDesign @Francis : Oups, effectivement, mes excuses, je me suis emmêlé les doigts dans la lecture matinale de mes mails… o_O #manquedecafeine 😉

  • Christophe >

    « Et, pour le coup, je rejoins Bruno : ce n’est pas à eux de faire les frais, mais plutôt à nous, seniors, de prendre le temps de les “former” sur le sujet, comme un passage de flambeau, plutôt que de ne faire que pointer du doigt le manque des formations actuelles. En un mot : soyons proactifs. »

    Euh… C’est ce que je fais plusieurs heures par jour en fait. J’ai même dernièrement mobilisé des mois de mon temps de travail dans cette seule optique, donc crois-moi si je te dis que j’en ai conscience, et que mon attitude est loin de se limiter à « montrer du doigt ».
    Après j’en rajoute pas sur ce point car on va croire que je fais ma pub, alors que c’est pas le but. Ceux qui savent de quoi je parle… sauront de quoi je parle.

    Pour le reste de ta réponse, le débat (web)designer/développeur, je ne suis pas d’accord (ce qui ne m’empêche pas d’être cohérent à mon sens) mais comme le dit francis je pense qu’on va vraiment finir HS pour le coup donc j’en reste là.

  • @Christophe pas de souci ^^
    @Francis : si tu cherche un autre débat j’en ai un tout fait pour toi qui me tarabiscote depuis quelques temps 😛

  • @Yamo : « Ceux qui savent de quoi je parle… sauront de quoi je parle. » …moui… pour un communicant c’est un peu nébuleux. Toi aussi…manque de caféine ? 😉

    Effectivement, sur le sujet de cet article, nous sommes HS. Cependant, et même si ma volonté n’était pas d’estimer que ma façon de faire et mieux qu’une autre, ce que j’aime dans un débat, c’est que l’on puisse être factuel et cohérent. Et ton point de vue sur le graphiste est, comme la phrase que je viens de citer…quelque peu nébuleux. J’aurais apprécié que tu apporte des exemples concrets qui illustre ton point de vue, voilà tout…

  • Le positionnement dans un métier est certes quelque chose qui peut s’enseigner, mais en général on se positionne avec l’expérience. Je remarque aussi que la plupart du temps, se sont les premières expériences qui fixent le périmètre d’intervention, on est tous un peu comme une moule sur un rocher : si on a une première expérience assez longue dans le packaging, il y a de forte chance que l’on continue dans le packaging. C’est un positionnement fort, mais qui reste « subit » d’une certaine manière.

    En ce qui concerne le développement, j’ai été surpris de voir des jeunes issus de l’informatique de gestion faire un stage dans le développement web, être embauché à l’issu du stage et faire du web comme s’ils programmaient des automates.

    Ce qui me surprends dans le discours de Yamo, c’est qu’il semble ne pas s’apercevoir que les choses ne sont pas faciles pour tout le monde et que la plupart des gens (sauf Yamo et ses amis, donc) galèrent et ont naturellement tendance à prendre les projets qu’ils trouvent. Il m’arrive de travailler sur des projets qui sont en dehors de mon positionnement rêvé, c’est le lot commun des mortels.

    Quant aux demi-dieux, je les envie un peu 😀

  • Jerome

    @Christophe Zlobinski-Furmaniak
    ce que je dis surtout, c’est qu’on peut en discuter sans forçément se prendre trop au sérieux.
    Est-ce mal ?

    Pour ce qui est de Jeter de la poudre aux yeux. Je vais pas faire un cour de sémantique.
    On peut faire de grandes phrases et ne pas en être pour autant moins insultant. Mais là, c’est l’illustration parfaite qui parle ! 😉 Faites pas attention !!!

    Pour ce qui est du « as-tu autre chose à foutre de tes journées ? », c’était juste un peu cynique/ironique… je le reconnais » au vu du nombres de mails dans ma messagerie et de la longueur de certains posts. Comme tu le dis, j’ai du taf mais je lis les commentaires malgré tout. Malgré mes œillières.

    J’aurais au moins appris que nous ne sommes tous que de vieux minitel…
    Je ne manque pas d’humour comme tu le vois, et je trouve ça très bien 😉

    Comme je le disais plus haut, c’est un réel plaisir d’apprendre les ficelles de ce métier aux « jeunes » (j’aime pas le terme…). C’est aussi un réel plaisir d’essayer de nouvelles choses sur chaque nouveaux projets, c’est, ce qui me semble, nous fait tous progresser. Et il y a toujours quelqu’un de plus expérimenter pour nous en apprendre également. Je crois que l’important c’est de ne pas trop se prendre la tête.

    Et pour le reste, je suis assez d’accord sur ce que tu dis plus haut, j’ai pas vraiment grand chose à rajouter.

    @Tefdesign
    Décidément, c’est pas ton jour ! 😉

  • @Bruno : Je te rejoins totalement quand tu dis ceci : « Je remarque aussi que la plupart du temps, se sont les premières expériences qui fixent le périmètre d’intervention, on est tous un peu comme une moule sur un rocher : si on a une première expérience assez longue dans le packaging, il y a de forte chance que l’on continue dans le packaging. C’est un positionnement fort, mais qui reste “subit” d’une certaine manière. »

    Effectivement, sur mon expérience de technicien informatique depuis 15 ans, je vois bien la même chose. Je ne sais pas si c’est propre à l’informatique en général ou à tous les métiers, mais il est vrai que si notre première expérience « CDI » est d’être hotliner, il est souvent vrai qu’on lui proposera très régulièrement ce type de poste.

    Je n’ai pas encore d’expérience dans le domaine du Webdesign / intégrateur mais je vais commencer en tant qu’intégrateur (où front-end Développeur comme vous voulez ^^) et je pense que cette voie sera ma spécialisation.

  • @Jérôme : ha ha ha oui effectivement. Mais je ne suis pas susceptible donc pas de pb ^^
    Je n’avais pas remarqué que tu faisais de l’humour plus haut. si c’est le cas, accepte mes excuses. 😉

  • @Jérome : à moins d’avoir lu en diagonale : depuis quand tenter de débattre d’un point de vue c’est être insultant ? o_O Après, je ne sais pas si en discuter sans « trop se prendre la tête » est meilleur ou moins bon qu’une autre façon, je pense juste que, concernant les limites de nos métiers, et tout ce que ça implique (notamment des abus de nos clients), il serait temps d’en parler plus sérieusement…et c’était le but de l’article de Francis…enfin je crois, je peux me tromper…

  • Bruno > Je ne suis pas forcément d’accord avec toi sur le fait de prendre « ce qu’on trouve ». J’ai justement écrit cet article pour montrer qu’il est important de se positionner et de prendre le taureau par les cornes pour justement pas prendre uniquement des projets qu’on n’a pas envie de faire, à des prix défiant toute concurrence parce qu’on débute ou qu’on est en Province. Faut avoir un peu plus de fierté ! J’ai du mal à comprendre pourquoi on se met en free si c’est pour faire des projets merdiques chaque jour. Dans ce cas, autant aller en agence ou chez l’annonceur non ?

    Alors, bien sûr, c’est pas évident pour tout le monde, c’est la galére et tout ce que tu voudras mais je pense sincèrement que ce n’est pas une fatalité. On peut très bien s’en sortir avec un minimum de talents et surtout avec des idées. Etre à son compte c’est aussi avoir des idées pour mieux gagner sa vie et faire un métier qu’on aime non ?

    Non, désolé mais j’adhère pas à ce genre de fatalité. Je pense vraiment qu’on peut faire du bon boulot et des projets intéressants en se positionnant comme il faut et en sachant bien communiquer. Ce n’est peut-être pas donné à tout le monde mais qui a dit qu’être free c’était donné à tout le monde ? C’est un putain de taf, suffit pas d’être bon designer, faut aussi être un très bon communiquant. J’en arrive même à penser que ceux qui réussissent le mieux sont parfois ceux qui communiquent le mieux, pas forcément ceux qui sont les plus talentueux…

    Là où je veux en venir c’est qu’on peut très bien réussir en tant que freelance si on est fait pour ça. Je le répète mais être free n’est pas fait pour tout le monde…

    Note quand même que j’ai pas mal connu la galère en débutant mais qu’on en sort justement en se positionnant, au fur et à mesure de l’expérience qu’on acquiert…

  • Bruno > merci pour ta très pertinente remarque sur mon oubli de la réalité.
    J’avais besoin qu’on me le rappelle car c’est effectivement pas comme si j’avais écrit dès mes premières commentaires quelque chose comme :

    « Pour avoir commencé comme tout le monde, sans réseau ni clientèle pré-établie, à chopper ce qui passait et à facturer comme je le pouvais, je sais parfaitement que tout ça n’a rien de simple, et qu’il est exclu pour quelqu’un qui débute totalement de se mettre à se comporter et à prospecter du jour au lendemain comme un spécialiste reconnu (de toute façon, il ne l’est pas encore). Mais l’important est de garder en tête cet objectif, ces principes, pour pouvoir toujours essayer, pousser son activité vers le haut, dès le départ. »

  • Yamo > « Pousser son activité vers le haut »… C’est le quotidien du free pour moi… Bouger, se remettre en cause constamment pour avancer, se développer, se faire remarquer, etc…

  • Je suis parfaitement d’accord avec toi, et avec ton commentaire précédent Francis.

  • @francis > je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’il faut tirer son activité vers le haut et faire en sorte d’avoir des projets lucratifs et intéressants plutôt que pas lucratif et pas intéressant….

    Mon commentaire visait plus spécialement Yamo, en précisant que le fait que les jeunes (mais pas que) prenaient ce qu’ils trouvaient (sans que cela soit un manque de fierté ou de positionnement) était quand même pas mal inhérent à nos métiers : on a tous commencer par faire des trucs que tu qualifie de « merdique » et que j’appelle « alimentaire »… On doit pas manger la même chose 😉

    Après, je suis sûr qu’il y a moyen, comme Yamo le suggère, de mettre en place une formation complémentaire pour ceux qui font du webdesign afin de leur donner des billes pour mieux se vendre.

    D’ailleurs, j’ai mis en place dès 2001 une formation « Chargé d’intervention multimédia où j’abordais presque toute la chaine de production web, y compris la partie marketing, la recherche d’emploi ou de clientèle.

    Quand j’entends parler les jeunes qui sortent de formation en webdesign et qui n’ont vu que Dreamweaver en mode « aperçu » et Flash pour faire l’équivalent d’un GIF animé, je me dis qu’il y a encore pas mal de taf à faire rien qu’au niveau des fondamentaux du métier. Pas sûr qu’il reste du budget pour le positionnement.

    A ce propos, je vous invite toutes et tous à lire mon « manifeste » pour un formation au web : http://css4design.com/formatio.....html5-css3

  • Jerome

    Par ces temps de crises, malheureusement, et je le répète, les commerciaux ont tendances à sauter sur tout ce qui bouge (je ne suis pas freelance mais je m’incruste…). Pour en revenir au cœur du problème, je reste d’avis que c’est se dévaloriser et dévaloriser la profession que de répondre à des appels d’offres sans la moindre compensation financière. Je pense que le book, le conseil et la relation de confiance sont les clefs… vient ensuite la disponibilité.

    Mais je pense que les belles théories restent des théories, aussi bonnes soient-elles. Quand faut bouffer, bah, faut bouffer… En agence, j’ai pas vraiment le choix, et pour un freelance, est-ce réellement différent ? A priori tout le monde n’a pas ce problème. Tant mieux pour eux. Ce que je retiens : à priori, c’est pour cela que certains d’entre nous sont des minitels… c’est triste. J’ai rencontré une 4L il y a quinzes jours sur l’A6… le mec avait l’air content au volant de son antiquité, aucun rapport, c’est vrai…

    Pour ce qui est des « jeunes », je crois que rien ne remplace l’expérience, le contact avec les « vieux ». Je vois défiler beaucoup de stagiaires, certains ne savent même pas faire la différence entre CMJN et RVB, et pourtant ils sont dans de « grandes » écoles. Je fais l’impasse sur la résolution, et la différence entre bitmap et vecto. Je met un point d’honneur à leur expliquer comment se servir de ces outils, et à leur faire comprendre qu’une fois maîtrisés, il faut absolument en faire abstraction et se faire PLAISIR (enfin en respectant un peu le brief) ! Je n’ai jamais vu de bonnes créa sortir sans plaisir ! Je fais aussi parti de ceux qui pensent que savoir dessiner est un atout majeur pour un graphiste (la tare…), tout comme savoir coder en est un(e) autre… (tare) 😉

    > Christophe : On m’a quand même traité, sans humour, d’illustration parfaite, merde alors o_O 😉 Bon, j’avoue maintenant que j’avais quelques bières dans le cornet hier soir…

    Je fais parti aussi de ceux qui pensent qu’il faut se droguer pour faire une bonne créa et comprendre comment tout ça fonctionne… rooooo, incorrigible.

  • Jérôme > Bien sûr qu’il faut bouffer, moi aussi je fais parfois des projets qui ne m’intéressent pas parce que certains mois sont plus durs que d’autres. Mais faut pas en faire une fatalité ! Faut aussi savoir faire des choix et prendre des risques parfois. C’est une question de tempérament aussi.

    Oui, faut bouffer, mais c’est pas une raison pour se vendre à 10€, pour prendre n’importe quoi de n’importe qui…

  • « Quand faut bouffer, bah, faut bouffer…  »

    > Précisément. Et tant que la nourriture ne sera pas gratuite, c’est pas en travaillant sans rémunération qu’on arrangera son cas. Ce n’est pas une théorie.

    « En agence, j’ai pas vraiment le choix, et pour un freelance, est-ce réellement différent ? »

    > Oui. Totalement, indéniablement, foncièrement différent.

  • “En agence, j’ai pas vraiment le choix, et pour un freelance, est-ce réellement différent ?”

    CLAIREMENT !! A quoi ça sert de se mettre à son compte si c’est pour ne pas avoir le choix ? C’est quelque part toute l’importance de cet article. Bosser sur sa valeur, sa communication et tout ce qui s’en suit, justement pour se donner le choix !

  • Juste en passant, faudrait pas laisser croire que les agences ne proposent que des projets pourris et que c’est pour ça que certains se mettent à leur compte ^^

    Il y a autant de version du métier de webdesigner que de raison de se mettre à son compte.

    Je veux bien que l’on recadre les commentaires dans le style :

    Ok, dans l’idéal, ça serait über cool de tirer les prestas vers le haut, de se faire payer plus, de se faire connaitre et reconnaitre, de pouvoir choisir des clientes blondes grandees à forte poitrine (c’est bien pour ça qu’on se met à son compte, non ? ;-D

    Mais bon, si on reste dans la « réalité » du terrain, on est quand même loin du compte ^__^v

    Mes deux cents (avec un peu d’humour dedans, je précise)

  • Tu as raison une fois de plus. Si certains se mettent à leur compte pour tirer les prestas vers le bas, se faire payer le moins possible, rester complètement ignorés de leur secteur et ne pouvoir choisir aucun de leurs clients, c’est tout à fait leur droit à eux aussi. Il faut de tout pour faire un monde.

    J’ai un voisin qui aime s’introduire des objets coupants dans l’anus avant de faire du WiiSport, il est parfaitement libre de le faire (j’aurais juste préféré qu’il tire ses rideaux).

  • Bruno > Non encore là je suis pas d’accord, c’est pas avec des discours comme ça qu’on va faire changer les choses ! Si j’ai écrit cet article c’est justement pour contrecarrer le fait de dire que la vie est difficile, qu’on fait ce qu’on peut et qu’on n’a pas le choix… Je persiste et signe en disant que l’on peut très bien vivre du web design en en communiquant comme il faut et en se positionnant.

    Tu sembles dire que la réalité est autre que ça, mais cette comm elle fait partie du taf du free !! Etre web designer freelance, c’est pas uniquement faire des sites web. Dans l’emploi du temps, faut aussi prévoir du temps pour vendre, c’est valable dans n’importe quel business. Celui qui dit qu’il ne peut pas prendre du temps pour la comm parce qu’il faut qu’il bosse, qu’il bouffe et tout ça, il ne fait pas long feu…

    Bon j’arrête parce que si ça continue comme ça, c’est moi qui vais finir par troller !! 😀

  • Jerome

    > Francis
    Je n’en fait pas une fatalité… lol ouh ouh
    Je le répète une fois de plus, je suis tout à fait d’accord avec toi ! Je pensais pourtant l’avoir écrit noir sur blanc… Pourquoi crois-tu que nous, en agence, on galère en ce moment ? Parce que justement des freelances proposent leurs services pour 10 euros comme tu le dis… Comment être compétitif ? Bien sûr le service n’est pas le même, la prestation est différente, mais les clients (prêt à te faire travailler pour nada…) se tourne vers qui au final ?

    Et croire que parce que certains d’entre nous essayent de faire évoluer cela, les choses vont changer pour tout le monde, n’est peut-être qu’une utopie. C’est une fois de plus une question ? Je ne dis pas que cela l’est. Je ne suis pas comme le disait Yamo précédemment une caricature du c’est tout bon ou tout mauvais…

    Là où je vous trouve un peu « curieux », excusez le terme,
    c’est justement sur la question du choix. Vous avez la chance d’être talentueux, reconnu, ça vous a demandé du travail… Comme tout le monde à vrai dire… ca ne tombe pas tout seul, c’est certain, freelance ou pas. Mais tout les graphistes ne sont pas dans ce cas… c’est aussi ça la réalité. Moi je tire mon épingle du jeux en agence, je ne suis pas freelance pour des raisons que Francis a très bien expliqué, ça ne me convient pas, je n’en reste pas moins curieux… Et je ne pense pas dire de connerie en disant qu’il y a certainement quelques freelances qui ne sont pas dans la même situation que vous… En tous les cas en ce qui concerne les opportunités ou choix. Il suffit de regarder ces espèces de sites où des freelances par milliers proposent des créas pour une poignée de dollars 😉

    Je désapprouve totalement ces méthodes, tout comme je désapprouve le fait de maquetter 6 pages pour que le client se décide à bosser avec vous ou pas… Je me demande juste si la multiplication des freelances, n’accentue pas le problème ! Encore une fois, c’est une question ouverte 😉

    J’espère comme le dis Bruno ne pas déceler une espèce de snobisme anti-agence dans tous cela 😉 C’est là aussi, une question de choix, mais Francis l’a encore très bien expliqué.

  • Jerome

    On fini tous pas troller un jour 😉

  • « Et croire que parce que certains d’entre nous essayent de faire évoluer cela, les choses vont changer pour tout le monde, n’est peut-être qu’une utopie. »

    > Peut-être mais moi j’estime que c’est du devoir de certains d’entre nous que de prêcher une certaine bonne parole pour montrer à ceux qui veulent bien l’entendre qu’on peut très bien réussir en tant que free et surtout comme l’exposait l’article que c’est en parlant de tout ça qu’on peut éventuellement faire évoluer un tout petit peu les choses ! 😉

    « Vous avez la chance d’être talentueux, reconnu, ça vous a demandé du travail… Comme tout le monde à vrai dire… ca ne tombe pas tout seul, c’est certain, freelance ou pas. Mais tout les graphistes ne sont pas dans ce cas… c’est aussi ça la réalité. »

    > Je suis d’accord avec toi, tout le monde n’a pas le talent et tout le monde n’a pas les capacités pour bien communiquer. C’est clair. Mais dans ce cas-là, je me poserais la question quand à savoir si le free c’est pour moi non ? C’est pas péjoratif du tout ce que je dis… 😉

    « Je le répète une fois de plus, je suis tout à fait d’accord avec toi ! Je pensais pourtant l’avoir écrit noir sur blanc… »

    > Sûrement, mais il a coulé beaucoup de bière depuis ! 😉

  • Je ne parle pas forcément en mon nom, mais aussi de ce dont je suis témoin. Disons que je suis surpris de lire un article comme celui-ci. Je ne pensais pas qu’il y avait autant de webdesigners qui choisissaient de leur plein gré des projets pourris et mal payés quand une vie de luxe n’attendait qu’un positionnement de leur part.

  • Mais sur quoi on argumente là ?

    Vous nous « reprochez » (je me comprends) à la fois de complètement ignorer qu’il y a des gens qui galèrent, et en même temps de passer notre temps à expliquer aux gens qui galèrent qu’ils peuvent avoir mieux en poussant leur activité dans un certain sens.

    Décidez-vous, les mecs. On sombre dans l’inepte, et ce en boucle.

    Pourquoi francis écrirait ce billet, pourquoi je publierais un bouquin, pourquoi on passerait notre temps à essayer de transmettre un peu d’expérience aux plus débutants si on avait oublié qu’ils existent et quel est leur quotidien ?

    Et d’où sort cette histoire, Bruno, Jerome, de snobisme anti-agence ? Les agences sont 100% de ma clientèle !
    Ce n’est pas parce qu’on défend une certaine vision – et la particularité – du travail indépendant qu’on descend ceux qui ont choisi l’agence !

    En fait, tout se passe comme si vous répondiez depuis ce matin a des trucs qu’on a jamais dit. C’est assez extraordinaire. Et ce n’est pas forcément se prendre au sérieux que de rester perplexe devant vos argumentaires.

  • « Disons que je suis surpris de lire un article comme celui-ci. Je ne pensais pas qu’il y avait autant de webdesigners qui choisissaient de leur plein gré des projets pourris et mal payés quand une vie de luxe n’attendait qu’un positionnement de leur part. »

    Ouai bon allez.
    Basta hein.

  • C’est marrant, au point où on en est des commentaires, j’ai l’impression de retourner… 3 ans en arrière avec mon billet sur le positionnement des graphistes : http://www.mariejulien.com/?po.....istes#main

    Lisez-le vous gagnerez du temps, moi aussi j’étais sceptique, puis j’ai appliqué les conseils, puis j’ai intégré cette problématique et tout va bien.

  • Bruno > T’es en train de déraper là… Cet article est là pour montrer des préceptes simples à adopter pour se vendre vis à vis d’un prospect. La comm, le marketing et donc le positionnement en font partie. Il ne suffit pas d’appliquer tout ça pour avoir la vie de luxe comme tu le dis, mais c’est tout simplement une sorte de stratégie marketing pour pouvoir gagner des projets. Si tu ne veux pas comprendre que cette partie est primordiale dans la vie du freelance, je ne peux rien faire de plus… 😉

  • Moi je dis on va tous boire une bière ensemble et tout le monde sera détendu ^^Enfin sans moi la bière trop loin les gars 🙂

  • Je suis sidéré de lire certains commentaires.

    “Disons que je suis surpris de lire un article comme celui-ci. Je ne pensais pas qu’il y avait autant de webdesigners qui choisissaient de leur plein gré des projets pourris et mal payés quand une vie de luxe n’attendait qu’un positionnement de leur part.”

    bruno bichet > Être freelance, c’est pas faire le sale boulot que les agences veulent pas faire parce que trop peu payé… être free, c’est assez contraignant pour ne pas rajouter la contrainte d’être sous payé !

    Être free, c’est choisir un mode de travail et de vie. Moi par exemple, je bosse entre 35 et 50 heures par semaine, pas toute facturées car je passe beaucoup de temps à m’auto-former et à chercher à progresser. Mais en contrepartie de ces heures engrangées je demande à mes clients de me payer convenablement et aussi de me faire confiance. Ainsi je ne présente la plupart du temps qu’un seul projet, et même des fois je le fais passer en force. Oui, je sais c’est très présomptueux, mais les clients reviennent d’années en années.
    C’est donc le « positionnement » dont parlais Francis.

    Mais j’aurai aussi pu faire le choix de bosser gratos, ou pour presque rien, de faire le combat de coqs avec d’autres graphistes pour avoir un job, c’est un choix. Mais ça ne tire pas nos professions vers le haut, tu es d’accord ?

  • Notez que justement ce qu’on essaye d’expliquer c’est que le positionnement est importat pour ne pas galérer. L’erreur de base est de croire que ça ne repose que sur le talent de graphiste, et lui seul. Or il y a des talents de commerciaux et de gestion annexe, et le positionnement est l’un de ses talents. Tu peux être moins doué en graphisme pur que d’autres, mais si tu te positionne, trouve ta cible, et sait la satisfaire, alors tu trouvera du taf.

    On a tous fait cette erreur au début : « haha vu ce que les agences locales font, quand je me lancerai en sortant de l’école je leur raflerai tous les budgets, je code propre quand ils codent comme de la merde, et leur design de 1990 je l’enfonce largement »

    Et pouratnt ça n’arrive JAMAIS. La raison : un mauvais positionnement. Et donc tu te retrouves à batailler avec tout et n’importe quoi en bas de la pyramide alimentaire, où seule les agences qui tournent au stagiaires s’en sortent.

  • Jerome

    Moi tout çela me laisse perplexe aussi…je ne reproche rien… Je pose des questions, je suis curieux, j’ai compris le but, le sujet de l’article… j’approuve, je vais me contenter de ça…
    Maintenant, je suis charette !!! Si ça se trouve mon client va aller voir un « freelance » qui fait tout gratos… 😉 ou un imprimeur avec studio intégré, pour faire de « belles » créas (je suis méchant là !).

    Je dirais que finalement, même si c’est radicalement différent de bosser en free ou en Agence,
    on a juste tous intérêt à tirer vers le haut NOTRE profession. C’est tout ce que j’arrive à en retirer, mais finalement, on le savais un peu déjà non ^^ (enfin presque 😉

    Je suis d’accord pour la biere 😉

    ++

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