Francis Chouquet Lettering & Web Design

F6A_reflexions

Réflexions sur le positionnement du web designer freelance…

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Il y a deux semaines, j’ai reçu un brief pour un projet de refonte de site web. La lecture du brief se passe bien, il est détaillé, clair et précis. C’est suffisamment rare pour le préciser. Donc, tout va bien jusqu’à ce que je tombe sur quelques phrases qui précisent que le choix du prestataire se fera sur présentation d’une maquette pour 3 pages du site, la page d’accueil, une page produit si je me souviens bien et la page « pricing ».

Ca a mis un coup d’arrêt direct à mon intérêt pour ce cahier des charges. Je suis formellement opposé à ce genre de pratique que l’on appelle communément le « spec work » et qui consiste à faire faire les premières maquettes d’un site à différents designers histoire de pouvoir choisir celui qui aura fait la plus belle. Les autres pouvant aller « se rhabiller » et ayant perdu quelques journées de travail pour rien.

Je me décide donc à répondre au prospect en lui expliquant que je ne réponds pas à ce type de brief pour les raisons évoquées ci-dessus. Quelques heures plus tard, je reçois une réponse de ce même prospect qui m’explique de manière amicale qu’il fait comme ça parce qu’il a besoin de voir ce que le designer peut faire pour être sûr de bien choisir. Il me parle de la première version du site pour laquelle, visiblement, il n’a pas fait le bon choix (si j’ai bien tout compris). Il ne veut pas se planter une seconde fois.

Je prends alors le temps de lui répondre une nouvelle fois, pour lui expliquer que, selon moi, ce n’est pas la bonne manière de voir une future collaboration avec un prestataire en web design.

Autant vous dire tout de suite que je ne sais pas precisement comment ça se passe en agence, donc je ne parlerai ici que de mon expérience en tant que free. J’ai bossé de longues années en SSII mais c’était au début des années 2000 donc difficile de pouvoir se baser là-dessus pour comparer. Je ne connais pas bien le milieu des « web agencies ». J’ai travaillé plusieurs années pour une SSII mais je ne suis pas sûr qu’on puisse vraiment comparer. Si vous avez une expérience agence et que vous souhaitez la partager pour donner un point de vue different, surtout n’hésitez pas.

Voici donc, en substance, le type de réponse que je lui ai fait.

Il ne faut pas voir le web designer free comme un simple fournisseur ou sous traîtant mais comme un véritable partenaire – pour cela, il faut que les web designers freelance se vendent tels quels, ce qui n’est déjà pas évident.

En faisant quelques conférences web design en UK et une très bonne conférence à Lausanne, qui s’appelle Going Solo et qui est sur le freelancing (Je vous invite d’ailleurs à lire cet article que j’avais écrit à l’occasion), j’ai appris qu’il est très important de se vendre sur sa valeur. J’emploie souvent ce terme que je trouve très juste. Il faut apporter de la valeur à son travail et à sa personnalité pour se démarquer des autres. Certains seront tout simplement talentueux, d’autres seront bons communiquants et certains auront de brillantes idées de business. Mais, pour réussir, et être heureux dans son job de freelance, il faut se démarquer, créer sa propre valeur.

Cette manière de voir et de faire les choses va vous permettre de travailler différemment, notamment pour la prospection. Si vous communiquez cette valeur, vous allez vous faire remarquer, normalement positivement et bon an mal an vous risquez d’être contacté pour des projets, tout simplement parce que votre travail finit par être connu ou reconnu, ou tout simplement parce que vous communiquez parfaitement bien. Certains vont donc vous contacter parce qu’ils ont envie de bosser avec vous. Quelque part, c’est une finalité à laquelle on voudrait arriver. Tout le monde ne rêve-t-il pas de bosser avec des clients qui vous ont choisi parce qu’ils avaient envie de bosser avec vous et que du coup, ils vous laissent carte blanche et vous font entièrement confiance ? Et bien, en créant et en vendant votre valeur, vous risquez de tendre vers ça. Et d’une certaine manière, probablement naïve, j’ose à penser que si le marché français était plus peuplé de ce genre de frees, peut-être que la vision que les clients potentiels ont de ces mêmes frees serait différente.

Je dis ça parce que je l’ai plutôt bien perçu comme tel en Grande-Bretagne notamment. J’ai fait ma première conférence en 2007, au FOWD et j’ai assisté à un workshop d’Elliot Jay Stocks qui vendait justement ce dont je viens de parler. Idem au Going Solo de Lausanne, où un très bon orateur dont j’ai oublié le nom (^^) allait jusqu’à dire que cette valeur était la condition siné qua non pour pouvoir fixer des prix plus élevés, justement en phase avec la valeur estimée du travail fourni. Et donc, à l’issue de ces 2 conférences et en suivant de nombreux designers outre Manche, je me suis rendu compte, qu’effectivement, chez eux, il y avait bon nombre de clients qui recrutaient des freelances justement parce qu’ils avaient envie de bosser avec eux et qu’ils apporteraient leur style et leur patte à leur projet. Et oui, il ne faut pas oublier ça: le style est une partie de cette valeur. Savoir s’adapter à toutes les demandes est peut-être un argument de vente de certaines agences, mais je crois sincèrement qu’un free doit vendre son style, et le garder dans les projets qu’il fait.

Alors, pour revenir à mon brief et mon prospect, j’essaie de lui expliquer qu’il ne faut pas voir le free comme une vulgaire agence web quelconque mais vraiment comme un partenaire et qu’il faut le choisir, pas au hasard ou sur présentation de maquettes réalisées en avant vente, mais plutôt sur sa réputation, sa visibilité, son talent bien entendu, et notamment son portfolio, qui est justement là pour montrer de dont le designer est capable. Pourquoi pas essayer de parcourir le web pour voir s’il y a des infos sur lui. Le mieux étant de le contacter sur recommendation de quelqu’un avec lequel le designer a déjà travaillé. Bref, comme je le dis plus haut, ne pas le choisir ou le consulter par hasard.

Je lui parle de l’artisan, que l’on ne va pas choisir par hasard mais bien souvent parce qu’un ami ou une connaissance a fait appel à ses services et que ça s’est bien passé.

Encore une fois, il ne suffit pas de faire passer le message pour que les prospects changent tous leur manière de faire et de choisir leur prestataire web. Il faut aussi et surtout que les frees communiquent dans ce sens. Il n’y a que par là que les choses évolueront « sensiblement ». Parce qu’il ne faut pas se leurrer, tout ne va pas changer du jour au lendemain.

Après toutes ces explications, le prospect est revenu vers moi et j’ai senti que ce que je lui avais raconté lui avait plu. J’ai senti que quelque part c’était ce genre de relation qu’il cherchait et je suis convaincu qu’il n’est pas le seul. Mettons-nous à sa place. Il a des idées, mais souvent un budget étriqué, il ne veut pas se planter.

Bon, il y aura toujours ceux qui feront un choix par rapport à leur budget. Et si vous êtes trop haut, vous passerez à la trappe. Mais les clients et les projets les plus intéressants restent quand même ceux qui vont faire leur choix par rapport à la confiance qu’ils vous délivrent et à l’envie qu’ils ont de travailler avec vous.

Donc, designers, à vous de bosser dans ce sens, en montrant chaque jour de quoi vous êtes capables. Montrez votre travail, partagez vos connaissances, développez votre réseau via les médias sociaux par exemple. Montrez que vous êtes professionnels et par là démarquez-vous de ceux qui se voient simplement comme des sous-traitants, des agences à un collaborateur* et qui ne voient pas d’autres solutions que de se vendre à 10€ de l’heure pour gagner des projets. Ceux-là n’ont pas d’autres alternatives. Mais peut-être que vous avez suffisamment de valeur et de talent pour montrer autre chose aux clients potentiels. En tout cas, je suis convaincu que certains vous verront différemment. Le free est un professionnel comme un autre. Dans certains domaines, les frees sont vus comme des experts, pourquoi en serait-il autrement dans le web design ?

* Il serait probablement intéressant de développer ici aussi la stratégie à adopter quand on travaille seul: communiquer sur son nom ou se positionner comme agence, même si on est seul.

122 Commentaires

  • @francis > je laisse tomber, de toute façon je suis hyper mauvais quand il s’agit de laisser des commentaires : soit je les construit un peu, et ça devient un billet, soit je répond à chaud sans toujours me farcir les kms de commentaires laissés avant. Disons que je n’ai rien dit et rien compris. Mais comme chacun se répond à lui-même, ça n’a aucune importance.

  • @Jérome : euh… tu as dû, comme moi, manquer de caféine et te tromper de personne, parce que je n’ai pas utilisé de tels mots. J’ai juste dit que s’il y avait des gens qui aimaient critiquer, il y a en a d’autres qui aiment débattre ;)

    …et au passage, comme moi, écrire des tartines ( ^^ )

    Sinon, sur 2, 3 choses…

    – Sur nos (prétendus) non-problèmes de clientèle :
    Rassure-toi, et je pense que je ne suis pas le seul ici, nous avons autant de problèmes avec nos clients que les juniors, du moins, sur les phases de négociation, pour sûr : les clients, pour la plupart, ne comprennent pas pourquoi cela coûte aussi cher, et sont souvent prompts à négocier une réduction, voire à faire des devis comparatifs pour trouver moins cher.

    Sauf que, là où notre expérience nous sauve, c’est que nous pouvons nous appuyer sur notre portfolios, nos CV, (livres, blogs, conférences pour certains) pour appuyer notre professionnalisme, et qu’ayant l’habitude de ce genre de démarrage, nous arrivons à communiquer suffisamment pour faire prendre conscience au client de notre valeur ajoutée (et ça paye).

    – Sur nos (prétendus) non-problèmes de tréso :
    Je te rassure aussi, les clients du web sont souvent des filous, même si tu tentes de verrouiller correctement les choses avec des CGV inattaquables et des plans de financement en bon et due forme suivis par tes avocats. La vérité, c’est que nos métiers sont tellement peu considérés par les clients, et même avec nos valeurs ajoutées & Co, qu’on est quasiment toujours obligé de courir après les paiements… (et oui, c’est ça aussi la vie de free).

    – Sur nos (prétendus) portfolio qui déchirent leur r**e versus portfolio junior :
    J’ai eu le même problème que tous les juniors lorsque j’ai commencé, du style « vous n’avez pas un portfolio assez étoffé pour qu’on vous prenne »… alors que si personne ne te prends, tu ne pourras pas le faire grandir…ou alors je te prends, mais comme tu débutes je te payes 90% en dessous de ce que tu pourrais facturer, parce que, tu comprends, tu commences…

    Ma réponse à tous les juniors qui me posent la question : au lieu de courir après les contrats pour débuter, faites des études de cas et postez-les, je vous assure ça marche. Certes, ça doit se prévoir en temps et en argent, mais c’est bien plus utile, et bien plus payant (allitération en p) ;)

    – Sur nos (prétendus) non-problèmes de choix de clients :
    Alors là, c’est un faux problème. Le vrai problème c’est que la plupart des free n’ont pas confiance en eux, surtout les juniors. Bien évidemment, ce n’est pas aidé par le marché disponible ni par l’environnement de crise économique. Mais j’ai souvent entendu des free me dire : « oui mais si je ne prends pas ce client-là (alors que je sais que je me sous-vend), eh bien je ne pourrais pas manger ». Qu’on se rassure, senior ou pas, on a tous, en tant que free, connu ce genre de période.

    Sur ce dernier point, c’est une question de stratégie de développement : à savoir d’être clair sur comment tu veux te développer (et c’est là qu’un Business Plan est intéressant). Et refuser un client galère, c’est aussi payant.. C’est tendu sur le moment, mais ça permet de se focaliser sur des projets plus intéressants et financièrement plus viable. Mais pour ça, faut avoir pas mal de corones, de Xanax, de bonne étoile, et, SURTOUT, de travailler activement en avant-vente (quand on disait qu’être free ce n’était pas QUE faire du web)…

    NB : après étude financière, il s’avère qu’on peut tout à fait vivre correctement sa vie de free en ne faisant « que » 4 à 6 projets web/an… ça fait réfléchir…

    – Sur notre (prétendu) talent :
    Il n’y a pas de secret : du travail, du travail, du travail, et énormément de veille aussi. Et c’est là où on retombe dans le débat de tout à l’heure : être un (bon) graphiste/DA surtout free ce n’est pas juste que faire du design d’interface. Et, rassure toi aussi, pour ceux qui sont plus ou moins reconnus dans ce qu’ils font, et quelque soit leur niveau de reconnaissance, et les clients avec lesquels nous négocions/travaillons : on est comme tout le monde, on doute :)

  • Sur le sujet (rapide, promis) du « les clients vont voir moins cher et s’en trouve ravis » : c’est un autre débat, mais j’ai des exemples dans mes cartons qui prouvent au contraire qu’ils s’en mordent rapidement les doigts après, ou qu’ils te choisissent au lieu d’autres moins chers notamment parce que tu as réussi à vendre ta valeur ajoutée, et ton professionnalisme. Tout le monde pourra vous dire que de faire le choix de ne pas bosser avec ce genre de client est bien plus payant et moins prise de tête qu’il y paraît. ;)

  • Tout à fait d’accord avec Christophe, rien à redire.

  • Jerome

    > Christophe
    Yep, rapidement car j’ai du taf qui m’attend… MERCI pour ces réponses constructives. Ca me conforte dans l’idée que, finalement, et je peux me tromper, malgré le statut CLAIREMENT différent, tout ça n’est pas très différent des problématiques d’un DA d’agence et de ses collaborateurs. Quand je parle à mes potes free, on est bien sur la même longueur d’onde, et n’oublions pas qu’à l’heure actuelle, une « bonne » partie des DA travaillant régulièrement pour des agences « prestigieuses » sont effectivement des freelances…

    En tous les cas, personnellement, je suis confronté aux mêmes problématiques, et je me reconnais tout à fait dans ce que tu dis, mis à part que je suis plutôt lysanxia ;) Oups

    J’ai moi aussi commencé par galérer, avec un portfolio plutôt mince, donc pas moyen de trouver de taf, sauf payé au lance pierre. Ca commence à remonter… à l’époque, je bossais dans un collège le jour, et je découvrais les joie de flash 4, illustrator v? la nuit… Résultat, comme tu le dis Travail, travail, travail… Ensuite, viens la première expérience, avec des projets pas toujours au top mais formateurs… Depuis, je mène ma barque, pas en free car je ne pense pas être un bon gestionnaire, et c’est triste à dire mais je communique mieux par le visuel que par la parole… Bref… Il n’empêche que j’interviens très étroitement dans la constitution des reco, ne serait par l’explication de certains choix (graphique, support, stratégie…) qui je pense aide le client à comprendre pourquoi il peut nous faire confiance, pourquoi on préfère faire du qualitatif, que du quantitatif. Pourquoi effectivement, c’est du gagnant/gagnant. Quel est l’intérêt de changer de logo tous les 6 mois, juste parce que c’est pas cher ? C’est je crois aussi une question de sérieux (Pour le coup c’est moi qui vais manquer d’humour), et effectivement une question de selection/élimination. Avec l’expérience, je crois que le flair se développe, et l’on repère les plans foireux à 15 km à la ronde ;)

    Là, où je crois que le débat est parti en sucette, c’est qu’effectivement, dans votre cas, c’est à vous de gérer toutes ses phases/problématiques (pas le choix forçément, et c’est je pense une évidence), et que j’ai l’impression finalement que certaines de mes interrogations ont mal été comprises, ou que je n’ai pas forcément su capter les réponses… Bref, ton long post clarifie je crois deux jours de débat un peu foutraque. Et puis, on le sait, c’est un métier avec des acteurs à la sensibilité exacerbée ! Quand à la polémique Agence vs Freelance, on est un peu loin de ça non, ce n’est pas pour rien qu’on peut utiliser un smiley de temps en temps ! Je collabore régulièrement avec des freelances, et c’est un réel plaisir, d’échanger… c’est aussi ça ce métier, une question de PARTAGE, de CURIOSITE, et je le répète de PLAISIR.

    BREF, je suis entièrement d’accord avec tout ça !!!!

    Pour ce qui est du :
    @Jérome : euh… tu as dû, comme moi, manquer de caféine et te tromper de personne, parce que je n’ai pas utilisé de tels mots. J’ai juste dit que s’il y avait des gens qui aimaient critiquer, il y a en a d’autres qui aiment débattre ;)

    En fait, je parlais pas de toi mais de Yamo… Mais, on en est plus là hein !

  • Wow, ça poste sec ici !

    Bref, pour répondre à ce qui m’a été dit ( @Yamo) :
    Non je ne développe pas mes compétences en codage parce que je pense que c’est une fatalité pour un webdesigner, c’est juste que je pense que beaucoup de choses sont plus simples à concevoir avec CSS qu’avec Photoshop, ou tout autre logiciel de création. Idem pour tout ce qui est intéraction, jQuery m’aide beaucoup à concevoir des la mise en forme et des effets. J’essaie juste de maitriser les outils qui me permettent de concevoir ce que je veux ;).

    Pour revenir un peu au sujet (même si je ne parle pas de freelance), c’est une question de positionnement aussi, je suis jeune webdesigner, je vise de petites agences web qui demandent généralement au webdesigner de bonnes compétences d’intégration et en dev front-end, faute d’avoir des personnes qui se consacrent à ces tâches particulières (et parce que ça me botte bien).

    Il est évident que si je vise un autre type de structure, avec un autre type de poste (DA junior, par exemple), ces compétences ne seront pas (ou moins) mises à contribution et je ne penserais pas à les mettre en avant, puisque ce n’est pas ce qui sera attendu de moi.

    En tout cas, ces commentaires sont très intéressant, mais ça commence à en faire beaucoup, il faudrait vraiment un récapitulatif ! ;)

  • Alruna

    Je partage l’avis de Fran6. Pour avoir travaillé en agence avant de m’installer en freelance, je peux vous garantir qu’un client qui aura un choix de trois maquettes différentes désirera un mix des trois… Alors quand c’est la même agence qui propose les trois maquettes, aucun problème… en revanche quand on fait appel à trois structures différentes ou plus (confere les appels d’offres), qui fera la maquette définitive ? un autre larron sans créativité qui fera des arrangements, c’est le cas le plus souvent…

    Rien de tel que de passer en veille concurrentielle sur un site pour lequel on a candidaté sans succès et de reconnaître son travail !! revu et corrigé à la baisse souvent, car le concept graphique est une création homogène qui raconte une histoire et ne peut être tronqué et rafistoler sans dommages.
    Que faire face à ce piratage ? Rien, car la notion de propriété intellectuelle reste floue dans son application juridique.

    Alors, j’ai choisi de ne pas perdre mon temps avec ces clients là mais de m’investir totalement pour ceux qui font des choix honnêtes et raisonnés et qui expriment leurs demandes sans tricher.

    Le client mécontent de 4 ou 5 de mes collègues contactés précédemment, je l’écoute, certes, mais en posant le combiné, sans grande attention. Soit, il ne sait pas ce qu’il veut, soit il ne sera jamais satisfait, soit il est de mauvaise fois… Surtout quand je peux lui faire cracher quelques noms. Car je sais que si certains servent de la soupe à 10 balles, nous sommes une grande majorité à travailler sérieusement.

  • Tu as bien raison. On ne peut pas accepter de travailler pendant des heures pour rien.

  • C’est comparable à un appel d’offre, effectivement, il y a pas forcément la victoire au bout mais je pense qu’il faut avoir une position intermédiaire.
    L’assurance du travail et donc de la rémunération n’est pas présente certes mais si le marché à gagner est très important il faut voir cela comme un investissement.

    Si c’est pour gagner quelques euros et y passer la journée, faut pas se ruiner la santé pour ce genre de site.

  • joris

    Je déterre…

    Pour ma part je ne fait plus ce genre de conneries…passer du temps à travailler gratuitement pour une petite chance…
    je l’ai fait une dizaine de fois j’ai vite compris…

    De plus chers futurs clients si vous lisez et êtes tentés par les maquettes gratos sachez que les bonnes stuctures et les bons frees chargés de boulots n’y répondent plus, restent que les affamés, donc avec un pourcentage important de débutants, de mauvais designers, d’autoentrepreneur pris à la gorge et s’improvisant graphiste etc.
    ça donne généralement de mauvais travaux.

    et vous frees ou agences continuez à répondre gratos, ça me laisse à moi plus de clients sérieux à prospecter avec à la clé du travail bien fait, une bonne collaboration, bien rémunérée, et surtout du travail régulier et qui revient.

    D’ailleurs je serais vous je proposerais carrément du travail fini entièrement gratuit plus ma femme en prime pour être assuré d’avoir le boulot. Si si, je vous assure vous aurez de bonnes chances.

    bonne continuation à tous !

  • Perso, je ne répond même plus à ce genre de contrat.

  • Bonjour,

    Cette façon de fonctionner s’applique beaucoup en architecture (bâtiment, scénographie, etc.).
    Les postulants proposent chacun un projet, pas un gribouillis, mais une maquette, dessins chiadés, etc.

    ça ne me choque pas du tout que cette pratique s’applique aux webdesigners freelances. C’est vrai que la société en recherche peut s’appuyer sur les travaux précédents des gars auxquels il fait appelle, mais bon… c’est pas mal d’avoir une vision personnalisée. ça permet de voir si le freelance a compris ce qu’était la société, son univers, etc.

    Bel article en tout cas.
    Merci

  • camille

    salut,
    Je suis tombée ici par hasard en tapant (un peu sous un coup de folie) sur une recherche google « devenir un putain de webdesigner » lol !
    Et puis j’ai été très surprise de lire un très bel article, que j’ai eu envie de lire jusqu’au bout et qui m’a donné un coup de reboost alors merci.
    tout est très bien dit, et je réalise que je suis tombée dans ce fameux panneau dès mon premier client (je viens de me lancer dans le freelance)… :( il a fait effectivement du prospect et j’ai effectivement fait naïvement plusieurs maquettes avec diverses pages dans chacune. Même si j’ai bien vu que je pourrais aller me rhabiller si je n’étais pas sélectionnée, comme tu dis, je trouve quand même que je n’avais pas le choix cette fois-ci: d’abord c’est mon 1er client donc je vais peut-être pas commencer par me faire une réputation de ch***se (c’est au niveau local, dans une toute petite ville) et ensuite parce que c’est LE client à avoir en bagage!! Alors, quand on veut toutes ses chances, est ce qu’on doit tout de même se permettre de l’envoyer paître? bof…. en tout cas je me suis trouvée bête puisqu’il disait que c’était très urgent, que j’ai fait 3 maquettes en 2 jours (et nuits), et qu’au final il me répond qu’un mois après pour me dire qu’il a le temps d’y réfléchir encore 4 mois. je découvre les joies de la freelance je crois lol

  • Perso je suis Graphiste a Bordeaux, je n’essai même pas : je ne commence pas a travailler tant que rien n’est signé…

  • Comme souligné précédemment être force de proposition pour un client est me semble-t-il un atout majeur, et pour allez dans le même sens qu’aurorastudio, commencer à travailler alors que rien n’a été signé est le meilleur moyen de voir un projet filer entre les doigts…(l’acompte à la signature est également un gage de confiance entre les 2 parties)

  • D’où la nécessité de faire des devis payant pour ce genre de prestation, peur être un peu moins de clients mais un gain de temps énorme.

  • cette pratique est très utilisées par les webdesigners freelances. Il y a aussi la tendance des sociétés qui s’adressent de plus en plus aux freelancer, car çà coute moins cher pour un meilleur résultat, car les freelancer n’ont pas beaucoup de clients et ils travaillent par projet & délais, et la majorité est payé au résultat.
    Merci pour cet article.

  • bonjour et merci pour cette article

  • Kiki83

    C est vrai que c est dur , mais il faut aussi ce mettre a la place du client .
    Il y a beaucoups de freelance et de soit disant freelance qui font du travail a chier .

  • C est vrai que c est dur , mais il faut aussi ce mettre a la place du client .
    Il y a beaucoups de freelance et de soit disant freelance qui font du travail a chier .
    Qui une fois le contrat signe , c est vas y comme je te pousse

  • Super article, Francis ! Merci :)

    Je ne suis pas free mais tout ce que tu expliques me parle beaucoup. Communiquer sur sa valeur, ça veut dire avoir suffisamment de recul sur soi-même et sur son activité pour être capable d’identifier sa forces (et ses faiblesses).

    Moi je travaille en agence, j’apporte donc ma pierre à l’édifice de ce point de vue-là. Le fait est que les boulots salariés intéressants s’obtiennent surtout par le réseau, bien souvent aucune annonce n’est passée, car Machine connaît Trucmuche qui lui a dit que Bidule, qui est très doué-e dans son domaine, cherchait un poste similaire.

    Cependant, quand on lit la majorité offres d’emploi en matière de web, écrite en général soit par des pros qui n’ont pas assez de réseau pour recruter quelqu’un uniquement comme ça, soit par des RH qui connaissent super mal les métiers du web, on a l’impression que la personne recherchée est un mouton à cinq pattes, qui doit savoir tout faire, tout maîtriser – Flash, Flex, Java, CSS, JS, mais aussi de la gestion de projet, et être à l’aise à l’oral devant le client, et savoir faire des claquettes aussi, hein, tant qu’à faire.

    Ce genre de pratique dresse une image complètement irréaliste des métiers du web, et je crois que ça contribue à modeler l’imaginaire de nos prospects, de nos clients, mais aussi de certains prestataires.

    Leur attente est ensuite en décalage total avec la réalité.

    En tout cas, tu as raison, il faut valoriser son expertise mais aussi le « petit plus » qui fait la différence. Au final, il a non seulement la compétence technique, mais aussi la compétence humaine qui compte.

    Je crois fondamentalement que la façon dont on va communiquer sur soi et sur les services que l’on offre, ainsi que son réseau, fait la différence, une fois sur deux. Il s’agit de se présenter sous son meilleur jour (cela permet aussi de trier le bon grain de l’ivraie, pour éviter d’être contacté pour des projets à la noix, mal payés, en régie, ou pour des appels d’offre non rémunérés, et perdre du temps à expliquer pourquoi cela ne nous intéresse pas).

    Cette communication sur soi est une arme à double tranchant : il faut ensuite en être à la hauteur ! Ne pas trop en dire, ne pas placer la barre trop haut, ne pas se dévaloriser non plus, ne pas revoir ses ambitions à la baisse… Être et se sentir légitime.

  • merci pour cette article
    web


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